CVR: Favoriser l’appropriation des notions clés de la justice transitionnelle

https://i1.wp.com/www.ppbdi.com/images/DSC09258.JPGLe fondement de la justice transitionnelle, l’éclairage des bénéficiaires de la formation sur la place des auditions dans le processus de la CVR (Commission Vérité-Réconciliation) ainsi que l’importance de la communication dans le processus de la CVR, tels sont les points essentiels de l’atelier de formation qui va du 6 au 9 octobre 2015.

L’ambassade de France au Burundi a organisé à Bujumbura une formation sur la justice transitionnelle et de réconciliation à l’intention des membres de la CVR dans le but de renforcer leurs capacités.

La rédaction de quotidien Le Renouveau s’est entretenue avec Mgr Jean-Louis Nahimana, président de la CVR du Burundi.

D’après lui, cette formation rentre dans le cadre du renforcement des capacités des membres de la commission. Elle va favoriser l’appropriation des notions clés de la justice transitionnelle. Elle va approfondir les trois points ci-après : le fondement de la justice transitionnelle qui est une introduction sommaire montrant sur quoi la CVR se base pour arriver à son objectif ; éclairer les bénéficiaires de la formation sur la place des auditions dans le processus de la CVR. Ici il y a une spécificité des auditions de la CVR par rapport aux auditions judiciaires car il ne s’agit pas de mécanismes judiciaires ; l’importance de la communication dans le processus de la CVR.

On n’impose pas la réconciliation

Le processus de la justice transitionnelle n’est pas une solution magique. C’est un processus d’éducation des consciences afin que les gens se sentent responsables. Ce n’est pas aux autorités d’imposer la réconciliation. C’est une démarche interpersonnelle qui consiste à conscientiser, à regarder en face les problèmes qu’ils ont vécus, afin d’aboutir à une vérité et à une réconciliation effectives, a répondu Mgr Nahimana à la question de savoir si il n’y aura d’ingérence dans le déroulement des activités de la commission.

Le contrôle des émotions

Le responsable de la formation, professeur de droit et sciences politiques à l’université Pau, Jean-Pierre Massias, précisé que le travail de la CVR est une action qui exige le contrôle des émotions. En effet, la CVR doit éviter de nouveaux traumatismes aux victimes en essayant de comprendre leurs discours et de les protéger. En conséquence, il faut savoir comment la société burundaise s’est confrontée à des massacres depuis plusieurs années, développer les capacités d’écoute et proposer des solutions pour l’avenir, a signalé M. Massias. « C’est un travail exigeant beaucoup d’humanité. Pour cela, nous avons organisé des modules formant un processus qui permettra d’arriver à tout cela », a-t-il informé.

De cette formation les organisateurs attendent le renforcement des capacités, l’acquisition de beaucoup d’informations par rapport à la mission de la CVR et l’harmonisation des connaissances, a dit Mgr Nahimana.

9 / 10 / 2015, Vincent Mbonihankuye, http://www.ppbdi.com

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