Quand le système NKURUNZIZA adopte abusivement le terme de la « majorité silencieuse »

Dans la séries des Analyses socio-politiques par le Général Didier Nyambariza

QUAND LE SYSTÈME NKURUNZIZA ADOPTE ABUSIVEMENT LE TERME DE
« LA MAJORITÉ SILENCIEUSE »
POUR CAMOUFLER L’IDÉOLOGIE DE LA MAJORITÉ ETHNIQUE

IMG-20151015-WA0004INTRODUCTION

L’expression « la majorité silencieuse » est devenue aujourd’hui le slogan politique de la lutte des tyrans du Burundi pour justifier la politique d’exclusion basée sur l’ethnisme de Nkurunziza. Ainsi, le mot d’ordre a été lancé par les laboratoires du dictateur Nkurunziza, pour répandre l’usage de cette expression pour camoufler l’idéologie de la majorité ethnique. Depuis le laboratoire du célèbre Nyamitwe Willy aux sites internets pro-gouvernementaux, on ne jure que par ce slogan de majorité silencieuse!

Le site Burundi-24.com titre l’analyse de Roberto Bacinoni de “Atroce jeu morbide de la Belgique contre la majorité silencieuse burundaise” où l’auteur présente la Belgique actuelle comme l’auteur de toutes les malheurs de la majorité ethnique du Burundi!

Sur le même site, parlant de Willy Nyamitwe et ses amis, nous lisons je cite: “… nous les soutenons dans le travail noble qu’ils font au service des millions de Burundais qui constituent la majorité silencieuse.

Le site Burundibwiza.com sous-titre une photo des manifestants devant l’ambassade de la Belgique comme des jeunes Burundais de “la majorité silencieuse” qui demandent que cette ambassade arrête sa politique de Néo-Colonisation et respecte la souveraineté du Burundi.

Ou encore la phrase de l’ambassadeur Albert Shingiro formulée à l’ONU comme suit: “La participation aux élections législatives du 29 juin qui a donné 77 des 100 sièges de l’Assemblée nationale au CDD-FDD, le parti au pouvoir, “montre que la majorité silencieuse avait soif de voter”.

Bref, l’usage abusif de cette expression vient renforcer la confusion déjà existante au sein des membres du CNDD-FDD à qui la mafia de Nkurunziza tente de maintenir dans l’ignorance totale des principes démocratiques afin de les manipuler pour des intérêts égoïstes.

LE CONCEPT DE LA MAJORITÉ SILENCIEUSE

L’expression “majorité silencieuse” est un lieu commun de la politique depuis que des élections consacrent l’idée que le pouvoir dépend de l’opinion de la majorité. Cette expression a été employée au cours de l’histoire pour exprimer l’opinion que la majorité du pays est favorable aux idées d’ordre, de sécurité, de propriété privée, bref à l’époque des révolutions sociales où la société civile prend naissance et exprime la volonté populaire. C’est ainsi qu’on retrouve par exemple cette expression au cours de la révolution française avec un sens positif: “En bannissant les discours écrits, nous créerons dans nos assemblées ce qui leur a toujours manqué, cette majorité silencieuse qui, disciplinée pour ainsi dire, par la supériorité des hommes de talent, est réduite à les écouter faute de pouvoir parler à leur place”, écrit Benjamin Constant après les agitations oratoires de la Révolution française. Dans ce cas, la valorisation du silence populaire opposé au bavardage dans les assemblées (minoritaires en nombre) aboutit à une notion du Parlement discipliné, comme la République de Platon, par la compétence de la sagesse (ou philosophique), la justice et l’amour, plus qu’à un lieu de représentation et de conciliation des opinions. En d’autres termes, le Parlement doit représenter la volonté populaire plutôt que les plans égoïstes des dirigeants.

La République de Platon (composée de 10 livres) est dominée par la justice sociale et l’amour du bien, mais aussi de l’éducation des sciences mathématiques qui permettent au cerveau l’exercice du développement mental qui permet de voir au delà des choses visibles. Ainsi, le livre 7 de la République de Platon est dominé par l’allégorie (ou le mythe) de la caverne. Socrate peint une scène : une grotte obscure est l’hôte d’un groupe de prisonniers, enchaînés de telle façon qu’ils ne peuvent pas bouger la tête. Ils sont forcés de regarder le mur face à eux. Un feu reflète les ombres sur ce mur. Ayant toujours été dans la grotte, ils croient que les ombres sont des êtres réels. Puis, un jour, un prisonnier est libéré. Il découvre que les ombres sont une illusion, il est aveuglé par la lumière en sortant de la grotte. Retournant livrer sa vérité aux autres prisonniers, il doit affronter leurs rires. Ce prisonnier libéré est le sage (ou philosophe) qui, riche de la vérité, va la répandre auprès de ceux qui vivent dans les ténèbres.

Les dictateurs du genre de Nkurunziza au Burundi sont comme des prisonniers enchainés dans une caverne (de l’égoïsme et de la haine ethnique), et qui ne voient du vrai monde que les ombres projetées par la lumière du dehors sur le mur de la paroi du fond (c’est ainsi qu’ils accusent les États Unis d’Amérique, la Belgique, la France, l’ONU, l,UA, la CAE; bref le monde entier parce qu’ils ne voient que leurs propres ombres). Le sage de Platon est celui qui se délie de ses liens, tourne la tête et sort de la caverne, découvrant le vrai monde, le monde intelligible des idées justes.

Au cours du XX è siècle, cette expression fût récupérée par les dictateurs pour récupérer l’influence de la société civile sur la majorité populaire. En effet, ce qui est inquiétant, c’est lorsque l’on souhaite défendre une prétendue “majorité silencieuse” plutôt que de défendre des idées que l’on juge juste pour l’intérêt général. Ce terme “majorité silencieuse” désignait autrefois cette partie de la population, censée être majoritaire mais absente du débat public. Une foule de vraies gens qui ne s’exprime pas, intimidée, étouffée par une forme d’idéologie dominante, véhiculée par la dictature.

La famille Le Pen a beaucoup usé de ce terme “majorité silencieuse”, avec sa variante de pays réel directement issue du pétainisme. Ce terme fut l’usage stratégique de Hitler parce que c’est assez pratique comme notion : on peut lui faire dire ce qu’on veut à la majorité silencieuse… vu qu’elle ne dit rien!

QUI EST LA MAJORITÉ SILENCIEUSE

La majorité silencieuse relève du fantasme du populiste. C’est en fait une image virtuelle de la volonté populaire créée par les populistes. Très souvent en fait, on dit que c’est l’opinion de la majorité silencieuse pour l’opposer à l’opinion des élites de la société civile. Cela permet parfois, par phénomène d’identification, de rendre l’idée plus populaire.

En référant à la majorité silencieuse, on veut éliminer tous les interférents entre le peuple et les élites que ce soit les leaders d’opinions, les journaux, les associations et parfois même les partis politiques d’opposition. On dit exprimer au nom du peuple, des petits et des sans voix contre ces élites. Au Burundi, la majorité silencieuse est devenue un populisme. La majorité silencieuse est un concept qui prétend réduire à un dénominateur commun toute pensée et tout sentiment. Étant donné que les hutus sont majoritaires, et que cette majorité ethnique aurait été persécutée, on décide qu’elle doit dorénavant protéger la souveraineté retrouvée! Est-ce l’essence de la paix et réconciliation des burundais, la permutation des classes “opprimés” et “oppresseurs”?

Et comment fait-on pour connaître l’opinion de la majorité si elle est silencieuse, surtout qu’il n’a aucun sondage scientifique? En fait, la majorité silencieuse est un concept politique populiste qui consiste à imaginer et à représenter les idées d’une population silencieuse. C’est aussi une façon de s’adresser directement au peuple en évitant la société civile. Mais pourquoi tenter d’éviter la société civile alors que la démocratie et la société civile forment un couple indissociable. De fait, la société civile a un rôle essentiel de veille et d’alerte auprès des institutions et de l’opinion. Cependant, selon les populistes, la société civile menacerait le peuple. Elle aurait un droit de parole trop important et, surtout, une opinion qui ne représenterait pas celle du peuple. Les populistes du CNDD-FDD tentent par tous les moyens d’éliminer donc la société civile du Burundi pour interagir directement avec le peuple.

Ce peuple burundais qui ne prendrait pas la parole, ce peuple qu’ils appellent la majorité silencieuse. Le concept de majorité silencieuse permet de s’adresser directement à la foule en la désignant comme la majorité silencieuse. En s’adressant à la foule comme majorité silencieuse, on lui dit qu’elle n’appartient pas à la société civile et que, pour cette raison, elle doit penser autrement que la société civile. Se référer à la majorité silencieuse est non seulement démagogique, mais c’est aussi une façon efficace des dictateurs de manipuler les foules.

Qui plus est, on est loin du débat politique ou du débat intellectuel courageux qui consisterait à convaincre, grâce à la réflexion, grâce à des arguments, que les opinions que l’on défend vont dans le sens de la raison et de l’intérêt général. En référant à la majorité silencieuse, non seulement on tombe dans la démagogie, mais, surtout, on décrédibilise les principes de la démocratie.

LA RÉALITÉ BURUNDAISE

Il est présentement impossible d’être insensible aux événements qui secouent le Burundi depuis quelques mois. Le Burundi entre dans une nouvelle ère, pas trop pour le meilleur, surtout pour le pire. La démocratie est malade. On ignore les inquiétudes de la grande majorité des burundais qui croupissent dans la misère du sous-devéloppement socio-économique, comme si les quelques semaines de campagne électorale avec des promesses vides justifiaient toutes les actions prises pendant les cinq années qui suivent.

La majorité du peuple burundais n’est pas d’accord avec tout ce qui se trame au Burundi présentement. Sinon, la grande majorité burundaise aurait voté en plus grand nombre pour ceux qui gouvernent. Contrairement aux déclarations de Pierre Claver Ndayicariye, président de la CENI burundaise quand au taux de participation de 73,44% qui pousse à croire que la majorité silencieuse a voté, on constate que le nombre total des votants a été de 2.826.072 (V: votants) sur une population burundaise de 10.742.276 (P:population)! La population majeure (18 ans+) étant de 4.878.500 (Pm1: population majeure), le taux de participation a été de (V/Pm1)x100 soit 57% de la population. Et si on considère les tricheries de double ou triple enregistrement des membres du CNDD-FDD, aux populations terrorisées par les milices IMBONERAKURE pour vendre les cartes d’électeurs soit voter par force; le taux de participation aura été en réalité de plus ou moins 30% de la population majeure (soit Pm2=1.463.555 votants)

La majorité parlementaire de plus ou moins 70% dont se vente le CNDD-FDD n’est qu’en réalité 70% des 30% (votants) de la population burundaise; donc par simple calcul mathématique on constate que le CNDD-FDD a été voté par (70xPm2)/100 soit 1.024.485 votants équivalent à moins de 10% de la population burundaise. Voilà donc la majorité silencieuse (moins de 10% de la population burundaise) dont se vente le dictateur Nkurunziza dans un pays classé deuxième parmi les pays les plus pauvres du monde en 2014 et qui dépend entièrement d’aides financières extérieures. Noter que la démocratie concerne aussi la population non-majeure!

C’est exactement au nom de cette soit-disante majorité silencieuse qui croupisse dans la pauvreté que les manifestants du CNDD-FDD se sont exhibés devant l’Ambassade de la Belgique pour insulter de toutes les couleurs le pays qui représente la majorité incontestable des aides financières pour le développement socio-économiques. En effet, le Royaume de Belgique avait décidé de débloquer une enveloppe financière globale de plus de 50 millions d’euros en vue de financer les différents projets de développement socio-économiques prévus dans le cadre du programme indicatif de coopération avec le Burundi. Le déblocage de l’aide est cependant assorti de certaines conditions, comme le respect des droits humains, la liberté de la presse et la mise en application effective de la stratégie nationale de la Bonne gouvernance. D’autres exigences pour bénéficier de l’aide portent sur la lutte engagée contre la corruption, la garantie des libertés politiques et d’une justice équitable. Or Pierre Nkurunziza fait partie de la dernière génération des dictateurs africains qui est loin de satisfaire les critères des bailleurs de fond! En plus, le camp Nkurunziza a décidé de divorcer avec les principaux bailleurs de fond quand il dit que (je cite): “le Burundi a été victime depuis avril 2015 d’une Révolution de Couleur initiée par les USA, la France et la Belgique, qui devait faire échec aux élections démocratiques de 2015… les diplomaties américaines, françaises et belges font tout pour discréditer la Majorité silencieuse du Burundi notamment en faisant outils de leurs relations aux Nations-Unis, et à l’Union Africaine…”

CONCLUSION

Il est temps en 2015 d’arrêter de rester silencieux et de s’exprimer, mais surtout de s’informer. Nkurunziza et ses terroristes (Bunyoni, Ndirakobuca, Niyongabo et autres) ont certes planifié de renfermer dans l’esclavage la majorité du peuple burundais, de jouer avec le feu en activant les haines ethniques du passé et de régionaliser le conflit au nom d’une majorité silencieuse fictive.

C’est ainsi que le système sanguinaire de Nkurunziza s’en prend aux quartiers contestataires du 3è mandat, qu’il juge de minoritaire comme si la raison des idées s’évalue par rapport à la majorité. La démocratie qui est certes le pouvoir du peuple n’est justifiée que lorsque les représentants du peuple respecte les principes démocratiques. D’où la République de Platon qui valorise les idées et non le nombre des populations. Cette majorité silencieuse dont se vente les NKURUNZIZAS est aujourd’hui un concept vide! Dans le gouvernement sanguinaire de Nkurunziza, la notion de la majorité silencieuse, attribuée en réalité à la majorité ethnique hutue dont Nkurunziza se dote  anti-démocratiquement la représentation, perd de valeur pour laisser place au peuple unique burundais qui s’est levé ensemble pour dire “SINDUMUJA” (je ne suis pas esclave!); pour ne pas dire “JE SUIS LIBRE”!

À bas la majorité silencieuse, vive le peuple qui s’exprime!

Gen. Didier NYAMBARIZA

Pour le Mouvement de la Résistance Populaire

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24 réflexions sur “Quand le système NKURUNZIZA adopte abusivement le terme de la « majorité silencieuse »

  1. Cher Carine, entre l’opposition et la mouvance , qui est préferée par ladite MAJORITE SILENCIEUSE ? Comment le deviner si ce n’est que par la voie des urnes ? L’auteur,en essayant de fausser ces statistiques en les manipulant comme il veut ,c’est pas par ignorance ,il sait pourquoi : « la majorité se reconnaît toujours à l’aide des statistiques » d’où en democratie on doit recourir aux éléctions . si vous avez problème avec l’âge des votants,vous n’avez qu’à changer la loi electorale.

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  2. Mr. BAGORIKUNDA, lisez au moins et analysez les commentaries des autres. Il se fait que je reconnais le col. Jean Pierre et qu’il essai positivement d’orienter le débat! Mais comme vous perseverez dans les chiffres des statistiques, admettons qu’elles sont fausses et revenons aux questions principales:
    1. La majorité silencieuse est-t-elle synonyms de MAJORITE ETHNIQUE?
    2. La majority silencieuse est-t-elle calculée par rapport au nombre de burundais qui don’t vote le CNDD-FDD ou à la population burundaise qui ne s’exprime pas meme s’elle constate la tryrannie de Nkurunziza?
    Ainsi, par example, l’enfant de 15 ans à qui la mère vient d’être assassiné sauvagement et qui pleure avec douleurs caches chez lui par peur de la tryrannie en cours…ce garçon he fait-t-il pas partie de la majority silencieuse??? C’est la vraie analyse du Gen. NYAMBARIZA: la majorité silencieuse n’est pas la majorité ethnique hutue comme le dit le CNDD-FDD mais ce terme a été utilise au cours de l’histoire pour representer tout un peuple soumis sous les dictatures et tyrannies des gouvernements sanguinnaires tel que celui de Nkurunziza Pierre.
    Heureusement qu’aucun tyrant dure pas, Nkurunziza partira comme les IDI AMIN, les BOKASSA, etc.

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  3. Et bien Mon general vous meriter le grande et que Die vous garde pour que dans les jours avenir on puisse vivre left fruit due notre sueur apres LA chute de ses voyoux qui s’approprie le vote d’un people comme ces cokails qui vivent par le nombre des voyageurs et si le comportenents des agents de protections des institutions fonctionnent comme les gardiens des vaches ( le:13 mai en dira long) mais cette manque de professionnslisme n’est pas d’aujourd’hui parceque le CNDD se comportait ainsi dans le maquis et si nkurunziza n’a pas eu la peine de mort , pour lui la barbarie est permise .Donc on Peut tuer et violer

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  4. Cher, Carine , l’auteur s’est servi de ces statistiques comme arguments pour nous convaincre et nous faire croire que la majorité silencieuse ne s’est pas exprimée par voie des urnes. Et en democratie , la majorité silencieuse ne parle que par les bulletins de vote , ce qu’elle a fait en 1958, 1993,2005, 2010 et même en 2015 .

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  5. Cher Carole , je suis pas contre toi , toute la population(10millions) a droit à la vie , mais , désolé , s’il s’agit de calculer le taux de participation aux élections , ce ne sont que les deux paramètres qui entrent en jeux: les votants(2800000) et les inscrits(3600000).Ainsi, le taux avancé par l’auteur est loin d’être correct . Ce qui est grave, il le fait par exprès . Où sont les gens honnêtes ??

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  6. Même si je n’ai pas fait les statistiques mais l’Electricité à l’ETS, j’ai lu et rélu l’analyse: NYAMBARIZA parle bel et bien d’autres trichéries tel que l’achat forcé des cartes d’electeurs par terrorisme des IMBONERAKURE, ce qui diminue la réalité des statistiques données par la CENI, en plus il explique que la notion de la majorité silencieuse concerne, contrairement au concept ethnique du CNDD-FDD, à toute la population burundaise y compris la catégorie non-votante car concernée par la vie socio-économique! En plus, il est bel et bien indiqué le chiffre de la population ayant droit aux votes, ne survollez pas mais lisez tranquillent.

    Messieurs les avocats du CNDD-FDD, trouver donc le problème ailleurs ou du moins viser la vraie question de la MAJORITE SILENCIEUSE!

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  7. J’ai étudié avec NYAMBARIZA à l’ISCAM dans la faculté des SCIENCES APPLIQUEES avant qu’il ne soit envoyé en Grèce pour l’étude des sciences maritimes (astronomie, navigation, trigonométrie, etc.). Ça ne m’étonne pas qu’il parle de la République de Platon … Je voudrais intervenir une fois pour toute aux experts en critique:

    1. L’analyse n’est pas un travail scientifique mais une échange des idées pour trouver une solution au problème burundais.
    2. Le sujet principal n’est pas LES STATISTIQUES DE VOTE, mais l’usage du terme MAJORITE SILENCIEUSE dont le CNDD-FDD confond à MAJORITE ETHNIQUE.
    3. La notion de MAJORITE SILENCIEUSE se refère à toute la population d’une nation inclue les mineurs car tous concernés par la vie socio-économique du pays.

    Je comprends votre désavouement quand au concept du terme MAJORITE ETHNIQUE tel que vu par NYAMBARIZA; alors donnez vos arguments quand à la vrai question du jour: MAJORITE SILENCIEUSE! En d’autres termes, cette majorité silencieuse concerne t-elle la majorité ethnique (hutue) au Burundi? La grande question est de savoir pourqoui cette majorité garde le silence? Est-t-elle terrorisée pour ne pas oser s’exprimer? NYAMBARIZA propose une réponce valable: Le peuple s’exprime par les élites de la société civile, les medias, les journaux, etc. et l’Etat tente d’isoler cette elite du peuple pourtant indisociable avec la démocratie. Bref, par l’usage de ce terme, le gouvernement du Burundi se permet de representer les idées d’un peuple silencieux pour accomplir des intérêts non-populaires et les examples ne manquent pas: vente illicite de l’avion presidentiel falcon, le vol du carburant nigérien, l’affaire Marché centrale, l’affaire INTERPETROLE, etc…alors que le Burundi est classé 2è plus pauvre pays du monde, il y a lieu de s’interroger de quelle MAJORITE SILENCIEUSE le CNDD-FDD pretend défendre.
    Bravo à NYAMBARIZA pour l’analyse riche en idée constructive!

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    • Merci beaucoup Col. Jean Pierre pour vos eclaircissements. J’apprecie aussi les analyses socio-politiques du General Nyambariza, qui sont tres educatives, et qui encouragent la reflexion. J’admire le fait que, malgre que le General se trouve dans la foret ou le maquis, c’est a dire, sans aucun confort materiel, et avec le stress de tout combattant, il arrive a trouver de la motivation d’ecrire ces analyses riches d’informations, pour nous. Nous vous remercions General Nyambariza! Nous savons que ce n’est pas facile la ou vous etes.

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  8. A BE WISE, c’est visible que vous ne lisez pas les commentaires des autres, car on a clotûré ce problème des « STATISTIQUES » en vous apprenant que le sujet principal est l’usage des termes MAJORITE SILENCIEUSE! Par contre bravo à MVUGUSI qui en plus s’exprime sur ses convictions de la MAJORITE SILENCIEUSE même si c’est visible qu’il est un Hutu enragé par l’histoire du pays. Cependant, je ne suis pas d’accord avec son perseverance à dire que si la majorité silencieuse descends dans les rues, le pays serait en fumée, donc cette majorité est celle de l’ethnie hutue contrairement au Gen. NYAMBARIZA qui favorise un peuple uni qui s’exprime au lieu d’une majorité qui garde le silence!

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  9. Nyambariza, il faudrait que tu ailles refaire le cours de mathématiques, quand on parle des élections, on parle exactement ceux qui ont un âge de voter. Or selon les textes qui régissent les élections, est candidat électeur toute personne de nationalité burundaise ayant un âge supérieur ou égal à 18 ans et qui s’est fait enrôler pour participer aux élections. Or, les données de FNUAP montrent que la population du Burundi est jeune à 65% c’est à dire ce pourcentage représente une tranche d’âge de 0 – 35ans. Parmi ce pourcentage, il y en a qui dispose le droit d’aller voter alors que les autres n’en a pas. On peut donc prendre une moyenne par rapport à toute la population burundaise en ce qui est des élections. On dit autour 3,600,000 se sont faits enrôlés, autour de 2,800,000 se sont présentés au vote, autour de 1,800,000 ont voté pour le CNDD-FDD. S’il advenait que les calculent se fassent ainsi, aucun parti ou organisation politique ne pourra atteindre les 50% s’il faut calculer le pourcentage des votants en incluant des naissances, des personnes n’ayant pas encore atteint l’âge de voter, ceux qui ne se sont faits pas enrôles, etc. On est donc pas à l’ère de polémiquer sur les élections qui se sont très bien passées, parler autre que ça.

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  10. Huuuum et Malin malin et demi. Le problème que le BURUNDI connait depuis longtemps est ce dénigrement envers certaine catégorie des gens. Par exemple si vous donnez les chiffres des votant de plus de 10 Millions de la population Burundaise

    quelques part il y a une vérité cachée. Nous savons que toute la population burundaise n’est pas en age de voter. D’où vous mentez toujours l’opinion internationale et non l’opinion nationale car elle sait de quoi vous revendiquez.
    La majorité silencieuse existe bel et bien au Burundi. La preuve en est que si la majorité silencieuse descendrait dans la rue, le Burundi serait en fumée.Mais compte tenu de ce que nous voyons sur terrain, on constate que ce sont les gens mal intentionnés qui appellent les gens aux violences.
    Autre problème qui fait que le Burundi demeure dans les agissement est que nous Burundais, nous ne nous disons pas la vérité. Si on dit qu’il y a ceux qui sèment de la haine ethnique au BURUNDI on dirait qu’il y a un coté qui est saint.

    Un sage Burundais a dit: » UMURUNDI UMUHISHA KO UMWANKA NAWE AKAGUHISHA KO ABIZI » « tu caches à un Burundais que tu le hais et lui, te cache qu’il le sait »
    Parlons la vérité les uns aux autres pour sauver notre pays.

    C’est la Belgique qui nous a divisé en premier lieu car c’est ce pays qui a instauré l’ethnie au BURUNDI en ammenant les HUTU et TUTSI et continue jusqu’à maintenant à nous diviser en montrant que les uns sont betes et autres plus intelligent. Détrompez vous On est tous intelligent.

    Les Hutus ont été massacré en maintes reprises mais les occidentaux n’ont riens dits, les présidents ont été tués mais les occidentaux jusqu’à aujourd’hui ne veulent parler sur ces massacre. Mais si un TUTSI meurt, tout le monde se lève. Qu’est ce que cela ça signifie? Il faut par ailleurs que la majorité silencieuse se lève pour dire non à qui que ce soit qui veut perturber la sécurité du pays. Si nécessaire de combattre pour la souveraineté du pays.

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  11. Vive les idées! Nkurunziza est bel et bien e fermé dans la caverne et ne voit que son ombre…quelle philosophie! Bravo au Général car IL N’Y A PAS DE REVOLUTION SANS IDEES!

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  12. Mr. Bagorikunda, au moment où les gens sont entrain d’être massacrés, tout ce que tu vois ce sont les nombres des statistiques!!! Le sujet principale est LA MAJORITE SILENCIEUSE, mais aussi la population de moins de 18 ans est concernée par la bonne gouvernance. Un enfant actuel de 15-17 ans peut-être à l’université et l’enfant de 5 ans qui se trouve chaque matin dans les rues de la capitale, n’est pas la vraie population silencieuse?
    Bref, certes les votants sont parmis la population majeure de 18+ mais cette majorité concerne tout le peuple burundais.

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  13. Bagorikunda we, meme si les erreurs des statiques sont erreur humaine, le msg principal n’est pas celui des chiffres mais celui du terme de la MAJORITE SILENCIEUSE employé abusivement pour designer la majority ethnique! A mon avis, les statistiques prouvent qu’en réalité la vraie majorité silencieuse est le peuple burundais y compris les mineurs qui est persecuté par les assassins de Nkurunziza! Veuillez donc juger les statistiques tout en commentant sur le vrai sujet. Bravo à NYAMBARIZA pour cette analyse pas très facile à comprendre à moins d’avoir quelques notions de sciences sociales.

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  14. Hum hum, yewe NYAMBARIZA ivyo vyo wabirahuye he? Ko bitumvikana se? Ariko se watubabariye wakabyara ukadushirira mu kongereza! Nkurunziza we arakabije ati « ubwinshi bucecetse », ese bucecekera iki ko muri demokarasi bavuga ibyiyumviro? Ayo macakubiri ye ntacazamugezaho, wiramvire!

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  15. Svp, vos statistiques sont erronées , car , ce n’est pas toute la population,que tu évalue à plus de dix millions , qui vote , mais seuls les individus ayant l’âge recquis(18ans et plus) et qui se sont fait inscrits peuvent voter .Ainsi ton chifre que tu avance comme taux réel de participation est erroné . Mais qu’à cela ne tienne, victoire sans respect des règles du jeux n’en n’est pas une !

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  16. Excellente analyse. La majorité silencieuse est faite par les burundais de toutes ethnies confondues qui sont sous le joug d’un petit groupe à l’idéologie tribalo-genocidaire. Quant ce groupe faisait un semblant d’élections, la population paysanne était forcée par les jeunes manipulés imbonerakure d’aller voter ou mourir! Ceux et celles qui n’ont pas pu joindre le Rwanda, la Tanzanie ou la RDC étaient contraints de se presenter aux bureaux de vote sous sureveillance! Ce sont les belles photos propagandistes que Nyamitwe a pris pour poster sur les reseaux sociaux sous le titre de « majorité silencieuse »

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