Rapport sur le carnage de NGAGARA du 13 octobre 2015 (communiqué)

Communiqué de Presse

https://i0.wp.com/afrikarabia.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/05/Bernard-Maingain-2.jpgCarnage de NGAGARA du 13 octobre 2015
Rapport de notre réseau de témoins

Ce 13 octobre 2015, a eu lieu un massacre de personnes innocentes à Ngagara en représailles d’une attaque d’agents de l’API. Comme nous l’avions annoncé, comme rapporteur du Tribunal Russel, nous disposons d’un réseau important de témoins et informateurs qui nous transmettent des rapports systématiquement sur les assassinats en cours au Burundi.

L’on trouvera ci-dessous le résumé des événements qui nous a été transmis :

Rapport sur le carnage à Ngagara de ce mardi 13/10/2015

L’après-midi du 13/10/2015 a été meurtrier au quartier 3 de la zone Ngagara dans la commune urbaine de Ntahangwa au nord de la capitale Bujumbura. Tout a commencé vers 15h30 quand 3 agents de l’API (l’unité spéciale de protection des Institutions) ont été attaqués. Selon des sources trouvées sur place, ces agents, en tenue civile, se promenaient au niveau de l’école primaire du quartier, quand un groupe de personnes non identifiées les a arrêtés, ligotés et exécutés 2 d’entre eux à la grenade, le 3e ayant parvenu à s’échapper. Quelques instants après, un nombre important de policiers est arrivé et toute la rue « l’allée BUYE », a été assiégée. Les policiers ont alors intimé l’ordre à tous les habitants de sortir de leurs maisons et de s’agenouiller dans la rue. « Les policiers ont alors tiré une balle dans la tête sur toute personne sortie », nous a témoigné un habitant.

11 personnes en tout (9 hommes et 2 femmes) dont 4 domestiques parmi lesquels un venait du quartier 5 et une famille entière d’un cameraman de la Radio-Télévision Nationale du Burundi (RTNB), respectivement Christophe Nkezabahizi, assassiné devant son portail, sa femme Alice Niyonzima, leur fille Nikura Kamikimana, Trésor Irakoze, un jeune adolescent sous leur tutelle et Mr. Evariste, une parenté de la famille, un agent de l’Office Internationale de l’Immigration (OIM). Des maisons ont été aussi saccagées comme nous l’avons constaté au no 52 ; 48 ; 73 à la recherche des assaillants et certains des occupants n’ont eu la vie sauve qu’en versant une rançon aux policiers. Pour l’instant, les cadavres ont été admis dans deux morgues, celle du Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge et celle de l’Hôpital Prince Régent Charles. Ils y ont été emmenés par le véhicule de l’administrateur communal.

Ce dossier est joint aux autres dossiers que nous suivons et il sera communiqué aux autorités. Les témoins de ces assassinats existent et pourront témoigner dès que leur protection sera assurée.

Dans l’intervalle, nous demandons au Procureur général du Burundi de collaborer avec les avocats des familles des victimes dont le soussigné afin que la justice soit rendue en ce dossier. Nous remettrons aussi ce dossier à la Cour pénale internationale.

Bruxelles, le 15 octobre 2015

Bernard Maingain
Avocat au barreau de Bruxelles

Rapporteur au Tribunal Russel sur le Burundi
Concernant les assassinats de personnes civiles par des membres de l’appareil d’Etat ou
Des milices paramilitaires.

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7 réflexions sur “Rapport sur le carnage de NGAGARA du 13 octobre 2015 (communiqué)

  1. Ariko vous allez parlez unitilement jusque quand, uburundi bwarinjiwemwo ni imfyisi zirya abantu atacamira , bref dukeneye abantu bahiga izo mfyisi bakazikura mu gihugu vuba na bwango zitaramara abantu, nayo ivyo vy’ubutungane muvuga ntaco buzibwiye zozo objectif yazo niyo kunywa amaraso menshi y’abantu kuriyi si , ce sont des vampires ntushobora gukangisha ubutungane des vampires , mudashoboye kuzirukana bene burundi hazosigara uwimana , muzoba mumbarira.

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  2. les burundais sindabumva. prennez les armes et liberez votre pays. vous avez deja une base qui est une partie de l armee qui est contre les abus de nkurunziza. ou est votre bravoure? ou sont vos berets rouges , vert, noirs etc. personne ne viendra se battre pour vous. le rwanda ne viendra pas vous liberer de peur que vous ne soyez pas en mesure de garder la victoire

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  3. Ibiriko biraba mu Burundi ni SHANO! Vyoba bijanye nabimwe Moyize Bucumi na Mengue bashira ahabona ko hoba hari integuro yo mu mpisho y’ ubutegetsi yokugirira nabi abo bwibaza ko batabushigikiye? Arivyo, igihugu coba kigiye kugwa mu kaga,coba kigiye akagirire. Ivyiza ubu, kandi vyozana umutekano kuri bose, nuko abapolisi nabasoda bova muma karitiye mu banyagihugu basanzwe, bagasubira mu makambi kuko umutekano waragrutse. Imyiyerekano boba baraje guhagarika ntayikiriho yaraheze. Bibazako hari abatera,bobarindirira ku makambi, ku mabarabara, canke mu mashamba. Mu mihana mubanyagihugu si urubuga rw’intambara. Igisumba ivyo nuko abasoda n’abapolisi batosubira gutera abanyagihugu, ahubwo bofasha muguhanura abanyapolitike bari muri izi mpari, kugira ngo bicare hamwe batorere inyishu zirama ibibazo vyugarije igihugu cacu c’ Uburundi.Abasoda n abapolisi ntapolitike bajamwe! bahamagariwe ahubwo,guhagararira umutekano n agateka ka zina muntu kuri bo. Bakwiye kwirinda kuba ibikoresho vyaba nyepolitike muri vyose na hose

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  4. Cher Maitre Mangain,
    J’aimerais par la présente vous témoigner mon soutien dans cette louable initiative. Je crois qu’il est du devoir de chacun de fournir tous les témoignages nécessaires pour que des responsabilités dans ces carnages devenus quotidiens, soient établies.
    Et dans cette perspective, je me demande si au-delà de l’identification des victimes, il ne serait pas important d’identifier les présumés bourreaux. Certes, ils agissent comme des agents de l’API, de la police… et donc comme des agents de l’Etat, mais ils peuvent être identifiés individuellement même si cela semble difficile.
    Je demanderais alors que dans la mesure du possible, tout élément, tout témoignage, qui pourrait aider dans l’identification individuelle de ces agents de la police (plutôt de la milice de Peter), soit mis dans vos rapports. Par exemple, ces miliciens que vous appelez encore des policiers, sont commandés au moment de leurs forfaits, ils utilisent des véhicules immatriculés,…
    Je pense aussi que l’identification des policiers-miliciens tués ou capturés devrait être systématiquement portée à la connaissance du public à l’instar de leurs victimes. La démystification de ces agents criminels peut servir de leçon aux familles, aux proches, aux connaissances de ceux qui sont encore embrigadés dans ces corps de policiers-miliciens, et même â la population burundaise entière.
    Merci encore une fois de votre travail.

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  5. Merci beaucoup Monsieur Bernard Maingain pour toute action que vous entreprenez afin de dévoiler, de mettre à nu le jeu malsain auquel s’adonne le pouvoir dictatorial du gouvernement Nkruunziza afin que la Cour pénale international soit au courant du carnage dont fait face les Burundais.

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  6. SVP, que toute personne disposant des éléments sur les atrocités en cours au Burundi les rapporte pour alimenter ce tribunal. Le temps passe, mais les faits subisisteront grâce à ton témoignage. Que rien ne soit négligé. Tout doit se savoir. La vérité vaincra et les ténors du régime actuel n’échapperont pas. Ils seront puni par la justice burundaise une fois ressuscitée ou par la justice internationale. Les concepteurs sont connus, les exécutants opèrent à découvert. Notez tout ce que vous constatez sur le lieu du crime.

    Innocent-Bruxelles

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  7. ce qui se passe au Burundi est un genocide contre les anti-3ème mandat anticonstitutionnel.Que l’ONU soit prudente pour ne pas observer helas le meme scenario qu’au Rwanda en 1994.Les Nations unies devaient en principes intervenir militairement dans les brefs delais,car on ne peut pas negocier avec les malades mentaux(ces criminels),mais les chasser et les traduire en justice

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