Premiers combats entre groupe armé et police dans le Bujumbura rural, 8 tués

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Des membres des Imbonerakure, l’organisation de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, face à des manifestants hostiles au président Pierre Nkurunziza, le 25 mai 2015 à Bujumbura. (Archives/Carl de Souza/AFP)

Huit membres présumés d’un groupe armé ont été tués et 18 faits prisonniers dans la province du Bujumbura rural qui surplombe la capitale burundaise, lors des premiers affrontements signalés dans cette région depuis le début de la crise actuelle au Burundi.

« Criminels armés contre forces de l’ordre: 8 criminels tués, 18 capturés, 18 armes saisies » dans la localité de Nyabiraba, à 13 km environ à l’est de Bujumbura, a annoncé sur Twitter le porte-parole de la police burundaise, Pierre Nkurikiye, sans donner plus de détails.

Les autorités désignent sous le terme de « criminels armés » les membres d’une rébellion naissante, issue de la crise née fin avril de la contestation de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un 3e mandat.

Selon un haut gradé de la police, les forces de sécurité ont été informées de la présence d’individus armés par la population locale. « Les forces de l’ordre les ont surpris, ils ont tiré les premiers et nous avons riposté », a expliqué à l’AFP ce responsable policier ayant requis l’anonymat, assurant qu’aucun policier n’avait été blessé.

Le Bujumbura rural est le fief des FNL, qui fut l’une des principales rébellions hutu ayant affronté l’armée alors dominée par la minorité tutsi durant la guerre civile burundaise (1993-2006), avant de devenir un parti d’opposition au parti présidentiel CNDD-FDD, autre ex-rébellion hutu.

Le Burundi a plongé dans une grave crise politique émaillée de violences depuis l’annonce fin avril de la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon l’opposition, la société civile et même une partie de son propre camp, à la Constitution et l’Accord d’Arusha ayant mis fin à la guerre civile.

Les autorités ont maté à la mi-mai une tentative de coup d’Etat militaire et étouffé un mois plus tard six semaines de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura. Mais depuis la réélection de M. Nkurunziza le 21 juillet, les violences se sont intensifiées, avec notamment des assassinats ciblés de figures des deux camps, des attaques contre la police et des exécutions sommaires.

Après l’échec du coup d’Etat, des militaires burundais y ayant participé avaient annoncé leur intention de chasser M. Nkunrunziza par la force et revendiqué leur participation à de premiers combats avec l’armée burundaise début juillet dans la province septentrionale de Kayenza, frontalière du Rwanda.

Fin octobre, des combats entre forces de l’ordre et membres présumés d’un groupe armé ont été signalés pour la première fois dans le centre du pays, dans deux provinces fiefs du CNDD-FDD.

AFP le 2 novembre 2015 à 08:45

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