Mutakura : Une fouille de la police dans un quartier déserté

https://i0.wp.com/www.rpa.bi/media/k2/items/cache/2a22844c505de0a42c62a750aef349c3_XL.jpgUne dizaine d’armes d’assaut et de grenades, voilà le bilan de la police au premier jour d’une fouille perquisition opérée en grande pompe dans le quartier Mutakura ce dimanche.  Les policiers auraient pillé dans ce quartier quasi désert mais les autorités réfutent ces accusations. 

Ce dimanche  sous une pluie fine, la police burundaise a pris d’assaut le quartier Mutakura, quartier vidé de ses habitants depuis près de 3 jours suite à la peur liée aux discours menaçants des autorités burundaises. La fouille perquisition annoncée en grande pompe commence par ce quartier connu pour son hostilité au troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza.

Sous la supervision du Ministre de la sécurité publique  le commissaire principal chef Alain Guillaume Bunyoni, véritable numéro 2 du système burundais, il annonce que « l’opération va se poursuivre en respectant les droits de l’homme et prendra le temps qu’il faut pour désarmer la population ayant des armes illégalement ».

Dans cette fouille perquisition,  une dizaine d’armes dont 10 vieilles AK 47 et quelques grenades sont présentées à la presse comme butin de l’opération du premier jour de fouille perquisition après la fin de l’ultimatum présidentiel. Mais les rares habitants de Mutakura qui y sont restés accusent la police d’avoir pillé les maisons non occupées. « Des appareils électroniques comme les téléviseurs,  les fer à repasser ont été pillé par ces hommes de Bunyoni » affirme Gaetan de Mutakura. Ces accusations sont directement réfutées par le conseiller principal en Communication du Chef de l’état contesté. Pour Willy Nyamitwe, “ces accusations sont infondées car la police est là pour sécuriser la population et non piller”.

Cette opération avait été longuement annoncée et relayée par plusieurs discours des autorités. Mais le ton menaçant utilisé, à commencer par le Président du Sénat qui parlait de « raser les quartiers des insurgés », a suscité la peur et la fuite des habitants. Des discours également condamnés par l’opposition et la communauté internationale qui voit un langage divisionniste et dangereux utilisé par les autorités.

lundi, 09 novembre 2015 08:47, http://www.rpa.bi

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