Reynders nie tout soutien de la Belgique à l’opposition

« Nous appelons au calme et au dialogue« 

https://i1.wp.com/www.didierreynders.be/wp-content/uploads/2013/03/reynders.jpgLe ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a démenti mercredi que la Belgique armait l’opposition burundaise ou lui apportait une autre forme de soutien, des accusations portées par le parti CNDD-FDD du président Pierre Nkurunziza. Le ministre belge a qualifié ces accusations d’absurdes, soulignant que la Belgique appelait à la fin des violences au Burundi. « Nous appelons au calme et au dialogue« , insiste le chef de la diplomatie belge, précisant qu’il s’adresse aux autorités mais aussi à l’opposition.

Didier Reynders rappelle qu’il avait mis en garde le président Pierre Nkurunziza contre sa volonté de briguer un troisième mandat, jugé par l’opposition et la société civile anticonstitutionnel, et constate que la situation alors redoutée se vérifie actuellement. Il demande d’en revenir à l’accord d’Arusha ayant mis fin à la guerre civile. « La violence s’accélère même ces dernières semaines et on dénombre plus de 200 morts« , observe-t-il. Le chef de la diplomatie belge ajoute que la Belgique se situe sur la même ligne sur ce conflit que l’Union européenne, l’Union africaine et bientôt le Conseil de Sécurité de l’ONU qui devrait adopter « probablement » prochainement une résolution.

Mardi, le député européen Louis Michel (MR) disait craindre sur les ondes de la RTBF un génocide au Burundi. « Je pense que les propos qui sont tenus par des responsables, de plus haut niveau de l’état burundais, des propos repris par Nkurunziza lui-même, sont des propos qui rappellent singulièrement, dramatiquement, la sémantique qui a été utilisée au moment du génocide rwandais« , a-t-il notamment déclaré.

Le ministre Didier Reynders estime pour sa part qu’il n’existe pas d’indice actuellement de conflit ethnique au Burundi. « Le conflit se situe à l’intérieur du pouvoir, du parti dominant, ainsi qu’au sein de l’armée« , juge-t-il. Il rappelle qu’actuellement, outre le vice-président de la Cour constitutionnelle du Burundi Sylvère Nimpagaritse et le militant des droits de l’homme Pierre Claver Mbonimpa, l’ancien vice-président de la République Gervais Rufyikiri et l’ex-président de l’Assemblée nationale Pie Ntavyohanyuma se sont également exilés en Belgique.

le mercredi 11 novembre 2015 à 17h21, https://www.rtbf.be/info

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