Renforcement de la présence de l’ONU au Burundi : gouvernement et opposition satisfaits

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Réfugiés en fuite vers la Tanzanie – © MARY MNDEME – AFP

Le gouvernement et l’opposition au Burundi se sont tous deux dit vendredi « satisfaits » de la résolution adoptée dans la nuit par le Conseil de sécurité de l’ONU, chacun en donnant une lecture différente.

« Nous avons un texte assez juste et qui nous est assez favorable« , a déclaré à l’AFP le ministre des Relations extérieures Alain-Aimé Nyamitwe, « agréablement surpris » par une résolution « plus équilibrée que le (projet de) texte alarmiste mis sur la table par la France« .

Au nom du Cnared, coalition de l’opposition au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, à l’origine de la crise, Jérémie Minani s’est dit « surpris de la réaction du régime de Bujumbura qui n’a sans doute rien compris à cette résolution, qui le menace de sanctions et de l’envoi de Casques bleus« .

L’ONU va renforcer sa présence au Burundi

Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une résolution proposant de renforcer la « présence » de l’ONU au Burundi, ce qui pourrait mener au déploiement de Casques bleus pour apaiser les violences.

La résolution, d’origine française et adoptée à l’unanimité, appelle au dialogue « d’urgence » entre pouvoir et opposition. Elle réaffirme que la Conseil a « l’intention d’envisager des mesures supplémentaires » contre les fauteurs de trouble mais ne va pas jusqu’à parler explicitement de sanctions.

La résolution invite l’ONU à « déployer une équipe au Burundi » pour coopérer avec le gouvernement et l’Union africaine afin de « mettre au point des options susceptibles de traiter les problèmes politiques et de sécurité » dans le pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon devra rendre compte de la situation au Conseil dans les 15 jours et notamment lui « présenter des options sur une présence future de l’ONU au Burundi« .

Selon l’ambassadeur britannique Matthew Rycroft, qui préside le Conseil en novembre, l’ONU étudie la possibilité de faire venir des Casques bleus depuis la République démocratique du Congo (RDC) si la situation devient incontrôlable et risque de mener « dans le pire des cas à un génocide« .

L’ONU maintient en RDC une mission de maintien de la paix (Monusco) dotée de 20.000 hommes et d’une force de réaction rapide.

Il faudrait cependant une autorisation du gouvernement burundais ou l’adoption d’une résolution contraignante du Conseil pour en arriver là, ce qui semble difficile pour le moment.

Des soldats de l’Union africaine?

Une autre option selon des diplomates serait de déployer une coalition de soldats de plusieurs pays de l’Union africaine. L’ambassadeur britannique a salué une « étape importante » et un « message d’unité » du Conseil pour inciter pouvoir et opposition à « engager un dialogue« .

Parallèlement, dans un communiqué commun publié jeudi en marge du sommet euro-africain à Malte, l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne ont appelé le gouvernement burundais et des représentants de l’opposition à se rencontrer « d’urgence » pour faire cesser les violences et trouver « une solution politique« .

La Russie et les pays africains membres du Conseil (Angola, Nigeria, Tchad), initialement réticents, ont donné leur aval à la résolution après qu’une référence explicite à des sanctions eut été retirée du texte initial.

La Russie, qui a droit de veto, considère que la crise burundaise est un problème interne alors que les Occidentaux redoutent qu’elle ne dérape en génocide avec des implications régionales.

Le Burundi est sorti il y a moins de 10 ans d’une longue guerre civile qui a fait quelque 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Au moins 240 personnes ont été tuées et plus de 200 000 personnes ont quitté le pays depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril qu’il briguait un troisième mandat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition.

Pierre Nkurunziza a été réélu en juillet lors d’un scrutin controversé, qui n’a pas apaisé les violences.

le jeudi 12 novembre 2015, http://www.rtbf.be/info/monde

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3 réflexions sur “Renforcement de la présence de l’ONU au Burundi : gouvernement et opposition satisfaits

  1. Nous demandons avec insistance la communaute internationale, d »arreter le genocidaire faux pasteur un president illegal illegitime actuel l »arrete et puni suivant la lois internationale. Voir meme du burundi apres avoir chasser les juges corrompu par le pouvoir en place.

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  2. Malheureusement, le mot « dialogue » n’existe pas dans le repertoire linguistique du « Réverend »! Le seul dialogue qu’il comprend est l’usage de force. Il va continuer à faire la sourde oreille comme il en a l’habitude. Par ailleurs je ne suis pas d’accord des propos du minister Belge qui semble signaler l’intervention des casques bleus au cas où le pire s’annonçait… « le cas de genocide » dit-il. Et le Révérend Luciferien a crié qu’il n’y aura pas de genocide au Burundi en disant « Nta honyabwoko rizokwigera riba mu Burundi! » Je pense qu’il a voulu dire le genocide tel qu’il y en a eu au Rwanda en 1994. Cependant, pour ceux qui savent lire entre les lignes, il sous entend qu’il est en train d’améliorer la version de faire un genocide:  » il est en train de commettre plusieurs meurtres, plusieurs homicides IN A VERY SUSTAINED WAY! The Luceferian Reverend death squad, a mixture of Imbonerakure-Interahmawe is diligently serving him by executing anybody who does not agree with him. He is targeting a certain category of people, those whom Réverien says « deserve to die ». Ce que le Révérend Luciferien fait au Burundi maintenant n’est qu’une version améliorée de genocide. Les Unis devraient definer et inclure la version de genocide « à la Nkurunziza » dans la definition déjà connue. Ngo abatavuga rumwe nawe bazohera nk’ifu yimijira! A demon leading Burundi!

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  3. Finalement le gouvernement de Nkuruzinza commence à comprendre que le Burundi ne peut pas être comme une île dans le monde du 21è siècle et que lui seul est incapable de trouver une solution à la crise actuelle du pays. Seul le dialogue aurait pu éviter la crise que le Burundi traverse en ce moment.

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