De possibles sanctions envers les responsables des violences

https://i2.wp.com/www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2015/11/17/burundi-de-possibles-sanctions-envers-les-responsables-des-violences.jpgL’Union européenne pourrait, comme en octobre dernier, prendre de nouvelles sanctions envers les responsables burundais si les violences perdurent.

L’Union européenne a, ce lundi, fait savoir qu’elle envisageait de nouvelles sanctions (lire encadré) contre des responsables burundais, impliqués dans les violences dans ce pays plongé depuis fin avril dans une grave crise politique.

Des consultations pour préparer la sortie de crise

Dans un communiqué, celle-ci dit « se réserver la possibilité d’adopter de nouvelles mesures restrictives ciblées à l’encontre de ceux dont l’action ou le discours auraient conduit ou conduiraient à des actes de violence et de répression, à de graves violations des droits de l’Homme, et/ou entraveraient la recherche d’une solution politique ».

L’Union européenne a également appelé à la tenue « le plus tôt possible » à des « consultations » avec les autorités du Burundi sur les atteintes à la démocratie dans ce pays. Ces dernières ont pour objectif « de permettre un accord rapide sur des mesures initiales d’apaisement qui pourraient préparer la voie à un progrès substantiel vers la sortie de crise », précise le document.

Sept morts dans des récents affrontements

Une nouvelle qui intervient après que des affrontements entre insurgés et policiers, survenus dans la nuit de dimanche à lundi, ont fait sept morts dans la dans plusieurs quartiers de Bujumbura.

Depuis fin avril, le pays est plongé dans une crise politique émaillée de violences, désormais armées, déclenchée par la volonté du président Pierre Nkurunziza de conquérir un troisième mandat controversé. Au total, près de 250 personnes ont été tuées et plus de 200 000 ont fui le pays depuis l’annonce de sa candidature.

Pierre Nkurunziza a été réélu en juillet et les violences quasi quotidiennes, attribuées à la police, aux partisans du pouvoir ou à ses adversaires armés, laissent craindre un retour de violences à grande échelle dans un pays à l’histoire postcoloniale jalonnée de massacres entre Hutu et Tutsi.

Le 1er octobre dernier, l’UE avait adopté des sanctions (restriction de circulation et gel des avoirs) visant quatre responsables burundais impliqués dans la répression des manifestations d’opposition à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza et dans les violences contre des opposants et la société civile.

17 Novembre 2015, http://www.ouest-france.fr/monde

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