« Chassez l’intrus »: un plan d’exécution des agents des services de sécurité qui ne soutiennent pas le troisième mandat

https://i1.wp.com/www.rpa.bi/media/k2/items/cache/6176c11bdfbc564ec8ab329c0188939a_XL.jpgUne enquête exclusive de la RPA révèle l’assassinat ciblé de policiers Burundais à travers un plan macabre dénommé « chassez l’intrus ». Les victimes sont principalement des témoins « gênants » ou d’anciens exécutants d’exactions ces derniers mois contre des civils opposés au troisième mandat du Président Nkurunziza.

L’enquête de la RPA s’est portée sur le cas d’un policier du nom d’Alexandre Ndereyimana surnommé Wakenya. Ce dernier est un chauffeur de la police de protection des Institutions API. Selon nos sources, ce policier a été tué dans des circonstances encore floues dans la commune Isale de la province Bujumbura.

Alexandre Ndereyimana, ancien combattant du mouvement FNL qui a intégré la police présidentielle, faisait partie selon nos sources des policiers qui intervenaient régulièrement pour mâter les contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza, des interventions qui se terminaient par des exactions des agents de sécurité dont des assassinats de ces civils.

Les informations recueillies auprès de différentes sources indiquent qu’un plan dénommé « chassez l’intrus » est en cours depuis quelques temps au sein de la police, de l’armée et du service national des renseignements. Plusieurs agents des services de sécurité auraient ainsi été exécutés ou enlevés sans traces dans le cadre de ce plan. C’est le même sort qu’a subi Alexandre Ndereyimana surnommé Wakenya. Ce chauffeur de l’API avait été désigné avec certains de ses collègues pour aller exécuter un autre policier du nom d’Ezéchiel Bucumi basé dans la commune Isale, ce policier étant lui aussi un ancien membre du mouvement FNL tout comme Alexandre Ndereyimana. C’est en refusant cette mission qu’Alexandre Ndereyimana s’est retrouvé dans la ligne de mire des autres policiers.

L’exécution du policier Alexandre Ndereyimana surnommé Wakenya a été planifiée dimanche 15 novembre 2015 à Isale, nous précisent nos sources. Une réunion de sécurité du service national des renseignements avait été organisée. Nos sources indiquent que Joseph Niyonzima surnommé Kazungu participait à la réunion, Kazungu étant connu pour de nombreuses exactions commises comme agent du SNR. La réunion en question visait justement à détailler le plan « chassez l’intrus » aux quelques participants issus des différents services de sécurité. Le policier Alexandre Ndereyimana s’était rendu à Isale comme chauffeur d’un officier de la police du nom de Moise Ahishakiye membre du Groupement Mobile d’Intervention Rapide (GMIR) et c’est le véhicule de Kazungu qu’il avait emprunté pour ce trajet jusqu’à Isale. Le policier Moise Ahishakiye, poursuivent nos sources, serait l’un des principaux exécutants du plan « chassez l’intrus ».

D’après toujours nos sources, Joseph Niyonzima surnommé Kazungu a donné l’ordre aux policiers venus avec Alexandre Ndereyimana surnommé Wakenya de patrouiller dans le secteur après la réunion. Wakenya s’est exécuté avec ses collègues et sera finalement assassiné par ces derniers avant que son corps ne soit jeté dans la brousse. Nos sources ajoutent que ce sont des habitants des alentours qui ont découvert le corps du policier Alexandre Ndereyimana surnommé Wakenya.

La police nationale reste silencieuse jusqu’à maintenant sur cette affaire. Au contraire, nos sources précisent que la police tenterait de convaincre la famille qu’Alexandre Ndereyimana surnommé Wakenya a été victime d’un accident.

Deux autres policiers de l’API sont portés disparus et nos sources indiquent qu’ils auraient été assassinés dans le cadre de ce plan d’éliminer les membres des services de sécurité qui ne soutiendraient plus le troisième mandat du Président Nkurunziza. Un plan exécuté par Joseph Niyonzima surnommé Kazungu du SNR, Moise Ahishakiye du GMIR, un certain Jonas membre de la garde du Président Nkurunziza ainsi que Claude surnommé Matwi. D’après nos sources, ces 2 derniers auraient reçu des véhicules destinés au transport des corps des membres de la police, du SNR ou de l’armée exécuté par leurs collègues. Le but étant de jeter des corps dans la brousse loin de la ville de Bujumbura pour ne laisser aucune trace de ces exactions concluent nos sources.

vendredi, 20 novembre 2015 10:08, http://www.rpa.bi

 

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6 réflexions sur “« Chassez l’intrus »: un plan d’exécution des agents des services de sécurité qui ne soutiennent pas le troisième mandat

  1. Il faut ajouter que le cndd-fdd utilise aussi le poison pour éliminer les policiers et le militaires non acquis au fameux mandat de nkuru. Que les familles des victimes gardent les preuves le jour J où nous aurons la justice au pays.

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  2. La RPA dit la vérité, et le monde aujourd’hui comme hier continue d’assister au carnage. Des discours de partout dans le monde ne cessent, mais la question est de savoir a quand la décision d’arrêter Nkurunziza et son équipe, qui endeuillent le peuple burundais.
    En revenant sur les lieux d’enterrement des corps éliminés par Nkurunziza, la RPA comme tous ceux qui le peuvent doivent surtout vueiller les nuits car c’est a ce moment que les corps des personnes tués sauvagement sont transportés pas ces services de l’Etat. Les principaux destination sont Muramvya, Jenda, Rumonge, mais et surtout Tenga, Ruziba, et autres endroits de Bujumbura Rural.
    Je m’interroge sur ce silence notamment de l’opposition, des ex-présidents burundais, de l’Ombusman, de l’institution de Bushingantahe, de notre voisin Kagame, qui avait juré de ne pas assister au génocide encore une fois lors de son discours commémorant le génocide Rwandais en avril 2014.
    On parle de négociations mais on parle pas de l,arret du génocide, on devrait pas négocier pendant que le peuple est massacré au grand jour. hier c’était seulelemnt la polices et le SNR, et API, aujourd’hui s,ajoute les militaires (commandant camps Muha par exemple).
    Donc silence on tue, et cherchons des négociations= ridicule du monde.

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  3. Il semblerait, de même, que des policiers non acquis au troisième mandat sont envoyés occuper une position et que la nuit tombée, d’autres policiers de l’API simulent une attaque rebelle et massacrent ces pauvres. Dans ce genre de coup, la police évite d’aller secourir leurs collègues attaqués jusqu’ au petit matin, pour s’assurer que les blessés succombent. Cela se passe souvent à Musaga.
    La purification politique et ethnique est véritablement en marche au sein de la police et de l’armée. Qu’en pensent les militaires et policiers intègres et non acquis au fameux mandat mais encore fidèles à leurs institutions, qui s’attendant à tout moment d’être exécutés ?

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  4. La guerre de parole n’arrivera à rien.Le terrain vous apparait difficile et maintenant vous essayez de diviser nos institutions de sécurités.votre plan va se solder de vous-même

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    • Atteint du cancer de la haine ethnique, le Burundi est victime de l’indifférence internationale en ces jours de déclaration du destin commun de l’humanité. Nul parmi les victimes d’aujourd’hii ne savait que le retour fort applaudi des rebelles allait se solder par l’écart des meilleurs d’entre eux et que les pires d’entre les rebelles d’alors allaient précipiter tout le pays dans un gouffre sans fonds. Gouffre de la décroissance économique, gouffre de la marginalité diplomatique, gouffre institutionnel (très peu des organes et services de l’Etat burundais sont crédibles

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