La grande hypocrisie de la communauté internationale

SANCTIONS OCCIDENTALES CONTRE DES PERSONNALITES BURUNDAISES :
La grande hypocrisie de la communauté internationale

 

https://agencebujanews.files.wordpress.com/2015/11/491a6-1441196996448.jpg?w=359&h=359A la suite de l’Union européenne contre Bujumbura, les Etats-Unis ont brandi des sanctions contre quatre personnalités burundaises dont ils estiment que la responsabilité est suffisamment engagée dans les violences qui ont entraîné la dégradation de la situation sociopolitique de ce pays, suite au coup de force du président Nkurunziza pour se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième mandat constitutionnel. Il s’agit notamment, d’une part, de deux membres influents de l’appareil d’Etat, en l’occurrence Alain-Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité publique et numéro 2 du régime, et Godefroid Bizimana, directeur général adjoint de la police, pour usage disproportionné de la force contre les opposants.

D’autre part, des opposants au régime, en l’occurrence le général Nyombaré, ex-chef d’état-major de l’armée en exil et chef des putschistes qui ont tenté de renverser sans succès le régime en mai dernier, et un de ses acolytes, Cyrille Ndayirukiye, ex-ministre de la Défense qui est derrière les barreaux, sont aussi frappés par ces mesures. Les sanctions qui leur sont infligées consistent au gel de leurs avoirs et à la restriction de leurs déplacements. Face au drame du peuple burundais, l’on peut saluer la mobilisation de la communauté internationale, qui donne  le sentiment de ne pas être indifférente  au sort de ce peuple en perdition. Mais, au constat de l’inefficacité de son action, l’on reste tout de même perplexe et l’on peut s’interroger sur sa volonté réelle de punir le satrape de Bujumbura. En tout cas, les récentes sanctions prises par l’Oncle Sam contre des personnalités de la crise burundaise, continuent de susciter des commentaires. En effet, en frappant de façon égale dans les deux camps, l’Oncle Sam veut certainement se montrer impartial en punissant tout le monde au même degré. Pourtant, il y a des gens qui ont plus de responsabilités dans ces violences et doivent être punis plus durement que  les autres. Notamment le président Nkurunziza lui-même, qui est  l’auteur principal de la crise mais qui semble paradoxalement épargné par les sanctions, alors que l’Administration Obama n’a jamais caché son hostilité à son troisième mandat.

Ensuite, en ciblant des proches et non Nkurunziza lui-même, l’on se demande si les Américains ne prennent pas finalement l’ombre pour la proie. En tout cas, c’est comme s’ils voulaient frapper  le margouillat en épargnant l’arbre sur lequel il se trouve. Dans la sagesse africaine, cela est une utopie. C’est pourquoi l’on ne peut s’empêcher de penser que dans ce dossier burundais, il y a une grande hypocrisie de la communauté internationale qui ne montre aucune volonté réelle, ni le courage de s’attaquer au problème à la racine.

La Communauté internationale donne l’impression de fermer les yeux sur le véritable nœud du problème

Cela est d’autant vrai que de toutes les sanctions qui sont agitées, aucune ne semble toucher directement Nkurunziza alors que  c’est bien son coup de force pour se maintenir au pouvoir en violation flagrante de la Constitution de son pays et des accords d’Arusha, qui a mis le feu aux poudres. Et face à la contestation populaire qui ne faiblit toujours pas, le pasteur-président n’est pas passé par quatre chemins pour utiliser la force létale contre les opposants à son troisième mandat.

Depuis lors, le pays n’en finit pas de compter ses morts, si fait qu’aujourd’hui, le Burundi connaît un exode massif des populations qui fuient les violences et les persécutions pour se réfugier à l’extérieur. Face à ce drame, les démocrates du continent qui ont les yeux rivés sur la communauté internationale, sont forcément déçus par son impuissance.  Car, étant donné que ce qui arrive au Burundi aujourd’hui est de la seule et entière responsabilité de Pierre Nkurunziza dans sa volonté de  ramer à contre-courant de l’histoire,  c’est tout logiquement que ces derniers s’attendaient à des sanctions exemplaires à son encontre pour dissuader d’autres apprentis-tripatouilleurs dans leurs velléités de sacrifier la démocratie sur l’autel de leurs intérêts égoïstes. Mais depuis près de huit mois, voire plus, que la situation perdure, on ne sent aucune avancée dans le sens de la restauration du peuple burundais dans son droit à l’alternance démocratique.

Pire, c’est le pouvoir de Nkurunziza qui semble se renforcer au fil du temps. Car, ayant échoué dans un premier temps à le dissuader de franchir le Rubicon de la « tripatouillite », la communauté internationale ne semble pas, à présent, à même de le ramener sur le droit chemin. Pourtant, ce ne sont pas les moyens de pression qui lui manquent. En tout cas, l’épouvantail des sanctions brandies par les Occidentaux ne semble pas faire d’effet sur le satrape de Bujumbura. Bien au contraire, les atermoiements et autres louvoiements sont vus par lui comme autant d’actes d’encouragement à persévérer dans sa logique.

Pour en revenir aux sanctions américaines, dans le cas par exemple de Cyrille Ndayirukiye qui est détenu au cachot par Nkurunziza, l’on s’interroge sur la pertinence et l’impact à court terme de la restriction de ses déplacements. Encore faut-il que pour le gel des avoirs, les intéressés en aient et que les Américains puissent s’en servir comme moyen de pression. En attendant, Nkurunziza continue de terroriser et de massacrer impunément ses compatriotes. Pendant ce temps, la Communauté internationale donne l’impression de fermer les yeux sur le véritable nœud du problème. C’est cette complicité passive qui fait que les dictateurs non plus ne veulent pas lâcher prise et que Nkurunziza est en train de faire des émules sur le continent.

Le message est donc clair. Il appartient aux peuples africains d’être conscients de leur responsabilité devant l’histoire, s’ils veulent se débarrasser de cette race de dirigeants  déterminés à ramer à contre-courant de l’histoire. Car il est bien connu que seule la lutte libère.

Outélé KEITA, http://lepays.bf/

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5 réflexions sur “La grande hypocrisie de la communauté internationale

  1. Si vs vomptez encore a la communaute international pour resoudre votre problemes
    voud etes encore dans l ombre de la colonisation. Vous vourrez chez les blancs ceoyant qu ils s intetessent de votre tueries. Tous ce qui importe pour les occidentaux c est defendre leurs interets .-

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    • mon frere le journaliste,ne s’emprenait pas a la communaute internationale,mais a nous meme peuple burundais.c’est vraie pour oncle sam a sactionne ces gens la en laissant mujeri.je pense que nous nous devons s’unir sans hypocrisie dans une union totale.en toute confiance,oncle sam a bien fait,car il a voulu nous montrer que c’est a nous de defendre notre pas a tout pris.je suis tres confiant que si nous avancions vers le proi avec determination dans le sens de deliver le pays dans les mains d’un mercenaire mujeri rien ne nous sera pas difficile.seulement,nous sommes des traitres.nous ne savons pas comment voir ou trouver de bons amis a qui nous devons confiance,et nous voulons remplir nos poches sans se soucier des autres.c’est la le probleme qu’il faut erradiquer.qui que ca soit, doit enseigner l’amour du patri,enseigner l’amour de chacunenseigner a contruire notre pas dans la paix enseigner a suivre sans distinction la lois a la lettre. et enseigner comment se developoper.il y a beacoups de chose a faire pour que notre pays prospere dans la paix,mais avant tout,il faut erradiquer amacakubiri mumitima yabantu de toute ethnie confondu abarundi bishwe numutima wamacakubiri nukwikunda.je suis sur,hoza umutegetsi akunda abarundi adatandukanije ubwoko,uburundi bwacu sera le paradis terrestre.merci

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    • Apprenez d’abord à écrire. Apprenez ensuite à savoir que les travers des uns ne justifient ceux des autres. « Reka twice n’abandi barishe. » Quel genre d’evolution subissez-vous? Libérez votre intellect et ne remplacez pas votre cervelle par de l’argile.

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      • Il ne faut pas chercher Midi à 14heures. Le Rwanda n’est pas le Burundi et en tout cas ce qui se passe au Rwanda ne ressemble en rien les conneries observées dans le pays de Mwezi Gisabo.

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