Burundi: terreur dans les quartiers contestataires de Bujumbura

https://i2.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Nyakabiga%20bujumbura%20burundi%20terreur%20r%C3%A9pression_0.JPGDepuis les attaques simultanées visant trois camps militaires vendredi 11 décembre au Burundi, la répression de l’insurrection désormais armée qui est née de la contestation du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza a franchi un nouveau palier. Une centaine de jeunes gens habitant les quartiers de Bujumbura ont été tués, exécutés froidement par un pouvoir qui assure de son côté avoir abattu des insurgés armés. Depuis cette date, dans ces quartiers terrorisés par un degré de violence auquel ils n’étaient pas habitués, les habitants vivent désormais au rythme des rafles quotidiennes par les forces de l’ordre de tous les jeunes de sexe masculin.

De jour comme de nuit, policiers, agents des services secrets burundais et parfois même des militaires rentrent dans ces quartiers et gare alors aux jeunes gens qui sont sur les bords des routes.

Mais ceux qui sont terrés dans leurs maisons ne sont pas épargnés non plus. Les portes sont dans ces cas défoncées, les familles molestées et tous ces jeunes accusés d’être parmi ceux qui tirent chaque jour sur les forces de l’ordre sont arrêtés.

Des dizaines de témoignages recueillis par téléphone par RFI racontent l’histoire de familles affolées et traumatisées par les nombreuses exécutions extrajudiciaires recensées depuis quelques mois au Burundi. Des familles qui n’osent pas aller demander des nouvelles de leur fils ou frère, de peur de se faire arrêter également.

Des prisons pleines à craquer

Selon des sources policières et des services secrets, il y avait ce dimanche 13 décembre plus de 150 jeunes parqués dans la cour de la Brigade spéciale de recherche de la police et une centaine d’autres dans les enceintes du Service national de renseignement, en plein centre-ville de Bujumbura, où tous passent leurs nuits à la belle étoile, faute de place dans des cachots archi-combles.

Pas de nourriture, souvent torse nu, ces jeunes, parmi lesquels des mineurs, sont détenus dans des conditions inhumaines. Certains auraient même subi des tortures. Certains hauts gradés ne s’en cachent pas, en frappant fort et brutalement, Bujumbura espère casser une résistance armée qui gagne petit à petit en intensité, malgré sept mois de répression sanglante.

le 14-12-2015 à 09:27, http://www.rfi.fr/afrique

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5 réflexions sur “Burundi: terreur dans les quartiers contestataires de Bujumbura

  1. Les Saintes écritures sont sans équivoque sur le fait que  »Qui tue par l’épée périra par l’épée » . Hey Mister Reverend president! Have you come across this verse before? Le dieu que tu sert est celui du  »g » minuscule! Iyo mana ukorera twarayimenye! C’est lui qui t’exhorte non seulement à tuer par l’épée mais aussi à prêcher l’évangile de la division! Emwe, kuba président kw’isi ntivyaguhagije none ushaka kuja kwicara i buryo bwa Lucifer! What you are doing is INSPIRED by the PRINCE OF AIR! Le faulx de ton maître t’attend avec impatience! Bon voyage au pays des ténèbres!

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  2. bwira nkurunziza muti Akayabagu keza mwe n’amadayimoni yaguhe kweli murejeje; imisoso m’ikiremve chez vous ni « dya nawe ». uwo mwete wo gusesa amaraso y’ibibondo waravyaye ntiwowugabanya vraiment!
    ariko rero, bangwe bangwe igarure Imana ni inyakigongwe uzoheza ubabarirwe! ahandi hoho uramenya ko ndaryimare niwe ndaryitere. abo wishe ntiwigirengo urabatsinze uribuka ko na wamwana wica ukuri mw’ishamba atari bwakuve mu mutwe ubu hoho uzosanga usigaye wibera muri birya binogo rusangi abawe babegeranirizamwo arivyo bitembera mu bwenge bwawe hanyuma uze upfe atagipfuye kandi Imana yari yaraguteye iteka ikakubabarira nawe nyene utari ubukwiye nkatwe twese.
    kubitiza agatima mpembero wibuke ko nawe umusi uru izina urwawe ruzoshika; none uzorengukana ibiziga bingahe imbere y’Imana ? ? ? none nico yakuremeye oyaaaaaaaaaaa
    uwuri n’amatwi yo kwumva ni yumve!

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  3. Tu tues une personne, et tu viens de creer 10 personnes ennemis. Il faut savoir que cette personne tuee avait: Une soeur, un frere, une tente, un oncle, une mere, un pere, un ami, un colegue, un voisin, …….And now tu tues 200 personnes, svp, faisons des calcules ensemble. Tu viens de creer plus de 2000 enemis et O (zero) ami.tu ne gagnes pas la confidence des hutu en tuant les tutsi . J e suis Hutu de Kamenge, quelques annees en arrieres un certain Bikomagu a essaye de nous exterminer, de nous effacer sur la carte de KAMENGE, je crois quil n`a pas reussi. Et le meme demon viens d`envahir Peter. Not in my name.

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