Burundi : Bras de fer entre Bujumbura et l’Union africaine

https://i2.wp.com/burundi-24.com/sites/default/files/CXI2jTNWsAA9etK.jpgA l’appel du gouvernement burundais, plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier à Bujumbura contre le projet de déploiement d’une force de l’Union africaine (UA) dans ce pays plongé dans une grave crise politique, selon l’AFP. D’autres manifestations sont organisées dans toutes les provinces du Burundi, également à l’appel du ministère de l’Intérieur.

«Le gouvernement via le ministère de l’Intérieur et de la Formation patriotique a appelé tous les Burundais patriotes à faire une marche-manifestation aujourd’hui à travers tout le pays pour dire non à la venue de troupes de l’UA, car le Burundi est un pays indépendant capable de protéger sa population», a déclaré  le porte-parole du ministère, Therence Ntahiraja. Ces manifestations interviennent au lendemain des premiers incidents violents dans les quartiers contestataires de Bujumbura depuis les attaques de camps militaires du 11 décembre et les tueries qui s’en sont suivies.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise depuis la candidature, fin avril, du président Pierre Nkurunziza, réélu en juillet à un troisième mandat, que l’opposition, la société civile et une partie de son camp jugent contraire à la Constitution et à l’Accord d’Arusha  en 2000. Accord ayant ouvert la voie à la fin de la guerre civile entre 1993-2006 et inspiré la Constitution du 18 mars 2005. Comme il assure par le système des quotas l’équilibre du pouvoir entre ethnies et couches sociales et limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Force «d’invasion et d’occupation»

L’UA a annoncé le 19 décembre le déploiement d’une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), forte de 5000 hommes et d’une durée de six mois renouvelable, afin d’y enrayer le cycle des violences. Le gouvernement burundais en a rejeté le principe et prévenu que si l’UA devait l’imposer, la Mission serait considérée comme une «force d’invasion et d’occupation».

Mercredi dernier, un ancien officier supérieur de l’armée burundaise a annoncé la naissance officielle d’une rébellion, les «Forces républicaines du Burundi», regroupant, selon lui, les principaux groupes armés opérant dans le pays et qui a pour objectif de «chasser» du pouvoir le Président. «Face à la violence féroce de l’Etat et suite au refus catégorique et arrogant de tout dialogue», il a indiqué n’avoir d’autre choix que le recours à la force pour «protéger les populations» et «redonner toute sa vigueur à l’esprit de l’Accord d’Arusha».

Il a accusé le Président d’avoir fait perdre tout «honneur» aux forces de sécurité, en les poussant à commettre nombre d’exactions et, «à ce titre, ne mérite plus d’être considéré comme commandant suprême» de ces dernières. Aussi, a observé le même officier, «par son comportement irresponsable», il a aussi provoqué la division au sein des corps de l’armée et de la police, jusque-là perçus comme des «références d’intégration» entre les Hutus et les Tutsis.

le 27.12.15 | 10h00, http://www.elwatan.com

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5 réflexions sur “Burundi : Bras de fer entre Bujumbura et l’Union africaine

  1. Chers frères et soeurs,
    Les forces internationales n’ont jamais aidé personne.Elles viennent pour accomplir leurs complots maccables, anéantir le peuple,tuer la democratie du peuple, ruiner l’économie , faciliter de voler …sous le couvert de l’ONU.Regardons partout:Irak, Lybie, Afghanistan; tout ce qu’ils envesti des années et des années est devenu du centre sans oublier les consequences de geurre en perts humaines, destruction de l’environnement.
    NB.Une chose très certaine est que ces forces faciliterons d’amener d’armes pour l’ennemi et créer une confusion totale où ni le pouvoir du peuple, les institutions du goivernement, l’armée et la police seront les proies de leurs ignobles plans sanguinaires.Après être salis, on ne pourra plus agir avec vivacité.

    Ont-il sauvé le peuple lybien, irakien, Somalien? Pas du tout.Les Burundais doivent comprendre » Umwama w’imburamumaro ashimishwa n’ivy’i muhana hakunezerwa ni vyase uko bingana kose kuko biba bivuye ku rukundo rw’umuvyeyi »
    Il est dommage de voir que ceux qui veillent endeuiller encore une fois notre chère patrie sont en Europe, Amerque…avec leurs familles et leurs enfants etudient dans de belles universités.
    May the High God who weigh the intention of the heart deal with any one with evil intention.May innocent Burundians be spared by His grace and judge rightiously!

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    • Come on Mutima! What I understand from your comment is that Burundians should accept pita as their « king » because he is better and suit to govern the them. We know you have deals with Pita and you don’t want to loose your interests. Where are you? Ntiwicaye muri Amerika n’umuryango wawe wose n’ibisanira ngira n’agatumba kose k’abo mwari muturanye muri securite atankomanzi. Mbega ko witwa ko uri umukozi w’Imana did you become so blind that you can’t differenciate evil from good because of the some little interest? Vyari kukubera vyiza wihoreye maze ugasengera abarundi nimba ubakunda

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  2. Pourquoi les Burundais ont la mémoires si courtes? Sont-ils tous devenus des Blondes au cerveau de poissons rouge?
    De son temps, Buyoya ne voulait pas entendre parler d’une mission de casques bleus dans son pays. La suite, on la connaît tous. Il a dû ravaler sa cravate et l’ONUB est arrivée à Bujumbura. Aujourd’hui, M. Nkurunziza fait gonfler ses biceps face à l’Union Africaine et ça a l’air de marcher. Donc, dans le domaine de l’entêtement sans lendemain, le CNDD-FDD n’invente rien.
    Mais, on oublie que l’UA a les moyens de faire chanter l’équipe de Peter: en effet, tout le monde sait que, l’une de principales sources de rentrée d’argent est constituée de rémunérations des militaires Burundais en mission de maintien de la paix en Somalie et en Centrafrique. L’UA peut menacer de fermer ce robinet. J’imagine que c’est que disent de manière très diplomatique les différents envoyés de l’ONU et de l’Union africaine. C’est une menace que Pierre est obligé de prendre au sérieux. Le craquement de billet de banque et le crépitement des l’armes à feu, ce sont les deux langues qu’il pratique et comprend le mieux.
    Ainsi donc, le déploiement d’une force de protection africaine n’est qu’une question de semaines ou de mois. Croisons les doigts.

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