« MIOB » ou « MAPROBU » deux époques, une même psychose

ROHERO FrancisOn pourrait plus en « rire » qu’en « pleurer » tellement les burundais ne finiront de photocopier et d’agir comme ils l’ont toujours fait. Comme à une certaine époque le sang des burundais est versé, des compatriotes meurent, des orphelins pleurent et les politiciens parlent et parlent encore.

Chers compatriotes, ceci n’est pas une analyse, et encore moins un point de vu, mais un rappel d’événements qui puissent offrir aux plus jeunes ou à ceux qui ont oublié, que notre passé devrait nous permettre de préparer le présent et encore mieux le futur.

Il y a un peu plus de 20 ans après l’assassinat du Président Melchior Ndadaye, des pourparlers inter burundais ont donné naissance à un gouvernement de transition dans une lecture politique pro-frodebu et pro-uprona ou tout simplement ethniquement visible, avec les forces armées burundaises à penchant uprona ou tutsi, ce qui faisait peur au frodebu et aux hutu.

Ainsi les pro-frodebu, avec le soutient de la communauté internantionale, de la communauté économique européenne (CEE) et de l’organisation de l’unité africaine (OUA), parvinrent à décrocher la venue d’une mission de protection à l’époque appelée MIOB.

Au niveau du bas peuple, les hutu étaient pour sans pouvoir le dire à haute voix, mais les tutsi étaient contre et le disaient à haute voix; solidarité ethnique obligeait tellement à ce moment. Malgré la réalité des massacres interethniques et l’incapacité des forces de l’ordre de les arrêter, les amplifiant par contre, le Burundi  était Indépendant et ne devait se faire recoloniser par aucune force étrangère, lisait-on sur les affiches des manifestants pro-urpona.

Qu’en est-il aujourd’hui dans le bas peuple? Qui sont pour et qui sont contre visiblement politique ou ethnique? Que lit-on sur les affiches de ceux qui peuvent manifester? Juste des mêmes gens qui ont changé de places, d’opinions et agissant pareillement.

Heureusement que la jeunesse d’aujourd’hui n’est plus aussi solidaire ethniquement que leurs ainés. Bon nombre de hutu et de tutsi n’agissent plus ethniquement de façon essentielle. On les retrouve d’un côté ou de l’autre selon leurs intérêts, ou sans penchant selon qu’ils n’y  trouvent plus de raison politiquement. Dirons-nous que c’est ce qui a préservé le Burundi d’une crise généralisée.

Au niveau des cadres, j’aurai aimé plonger ma tête dans les archives de la RTNB des années 1995 pour y tirer les déclarations, des fois accompagnées d’injures, des paroles de bassesse, des signes d’une colère surdimensionnée, à l’égard des adversaires et de la communauté internationale. C’est du bonnet blanc et blanc bonnet, l’histoire devrait nous apprendre.

Des actes qui caractérisent des hommes d’une responsabilité nationale à toute époque. Des gens qui parlent dans nos médias depuis plus de vingt ans. Des hommes et des femmes dont les noms et les dires sont encore là. Des forts devenus faibles et des faibles devenus forts –uniquement dans la logique de nuisance- tel étant le politicien burundais par excellence, des gens peu enclins à la satisfaction humaine qu’au photocopiage des manières.

Chers compatriotes et surtout les jeunes, je ne saurai relater toute l’histoire de nos crises à répétitions des manières de façon magistrale, mais plutôt vous invite à un débat citoyen. Ce pays ne nous appartient pas, chaque génération n’a fait que l’emprunter à ses enfants. Faisons en sorte de le rendre à nos enfants mieux qu’on ne l’a reçu de nos parents.

Francis ROHERO pour le Mouvement Orange

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3 réflexions sur “« MIOB » ou « MAPROBU » deux époques, une même psychose

  1. Francis,

    Tu semble bien dire, ou mal dire!!! Ta position ou opinion n apparait pas clairement, veux-tu être plus claire? Ou tout simplement, que faut il faire face à l’actuelle crise qui emporte autant de jeunes. Aba jeune tugire iki?

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