BURUNDI : Nkurunziza doit-il continuer à dicter sa loi à la communauté internationale ?

23876980516_1d006d1703_zAfriqueeducation.com le dit, depuis des mois. Il est impossible de dialoguer avec Pierre Nkurunziza. Ancien chef maquisard que les Accords d’Arusha avaient revêtu d’un manteau respectable de chef d’Etat, il montre, aujourd’hui, sa vraie nature humaine. Ne dit-on pas qu’un morceau de bois jeté dans la mer ne devient jamais un poisson ?

La communauté internationale en a la preuve éclatante : Pierre Nkurunziza n’est pas un démocrate. Il ne l’a pas été hier. Il ne le sera jamais demain.

En adressant, mercredi, 30 décembre, une virulente mise en garde contre l’envoi, dans son pays, des troupes de l’Union africaine (UA), prévenant que le Burundi s’y opposerait par la force, ce qui augure mal de la suite du dialogue inter-burundais, Pierre Nkurunziza est resté fidèle à lui-même. Ni plus ni moins.

Bujumbura avait, déjà, rejeté l’annonce par l’UA, mi-décembre, de la création d’une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), en avertissant que si son déploiement avait lieu sans son aval, elle serait considérée comme une « force d’invasion et d’occupation ».
Mais, Nkurunziza, qui ne s’était pas, encore, exprimé, publiquement, sur le sujet, s’est montré beaucoup plus explicite, lors d’une conférence de presse ouverte au public, à Gitega, dans le Centre du pays : « Tout le monde doit respecter les frontières du Burundi. Si les troupes (de l’UA) viennent (…), elles auront attaqué le Burundi, et chaque Burundais devra se lever pour les combattre. Le pays sera attaqué et nous les combattrons », a-t-il affirmé en kirundi, la langue nationale.

Le président burundais a invoqué plusieurs raisons pour ce refus de la Maprobu – qui devrait compter 5.000 hommes – dont le fait qu’on « ne peut pas envoyer de troupes dans un pays si le Conseil de sécurité des Nations-Unies ne l’a pas accepté ».
Or « la résolution des Nations-Unies (votée à la mi-novembre, ndlr) dit que la communauté internationale doit respecter l’indépendance du Burundi, et doit respecter les frontières du Burundi », a-t-il expliqué.

L’Union africaine a soumis sa proposition à l’ONU. La présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a écrit au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour lui demander le « soutien entier » des Nations-Unies sur ce sujet.
Le Conseil de sécurité ne s’est pas, encore, prononcé sur cette initiative, mais, a indiqué en avoir « pris note avec intérêt ». Aucun détail n’a, encore, été fourni sur la manière dont la Maprobu serait constituée et sur la date de son déploiement.

Nkurunziza a, également, estimé que l’envoi d’une mission de paix pouvait se justifier « quand il y a deux forces belligérantes qui s’accordent sur une force d’interposition ».
« Ce n’est pas le cas ici, car nous faisons face à un problème de sécurité. Ce n’est pas une question politique, car celle-ci a été réglée par les élections » de juillet, a-t-il estimé.

Nkurunziza oppose, ainsi, une cinglante fin de non-recevoir à Xhosazana Dlamini-Zuma, qui s’était déclarée, mardi, prête « à engager sans délai des discussions avec le gouvernement du Burundi afin de convenir des modalités de déploiement » de la Maprobu.

Celle-ci « contribuera grandement à créer des conditions favorables à l’aboutissement du dialogue inter-burundais », avait-elle fait valoir.

Nkurunziza joue son va tout. En effet, l’ouverture des négociations, le 6 janvier 2016, comme l’a proposé le médiateur ougandais, Yoweri Museveni, est le commencement du délitement de son pouvoir usurpé. Car il va négocier quoi ? Sinon son départ du pouvoir. Il en est de même de l’envoi de 5.000 militaires de l’Union africaine au Burundi. Dans les deux cas, il est perdant.

Toutefois, son radicalisme actuel le conduit, aussi, dans le mur. Il ne pourra, jamais, faire face, seul, et longtemps, à la communauté internationale, même si la Russie et la Chine, peuvent freiner quelque peu l’ardeur des Américains dont l’ambassadrice, Samantha Power, qui préside le Conseil de sécurité, jusqu’à demain, veut très vite en découdre. Avec raison car Nkurunziza n’a fait que mentir depuis que se pose la question de son troisième mandat en 2013.

le Mercredi 30 décembre 2015 à 17:24, http://afriqueeducation.com/politique

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10 réflexions sur “BURUNDI : Nkurunziza doit-il continuer à dicter sa loi à la communauté internationale ?

  1. Ce type n’a jamais été président d’un pays. Mais un piteux seigneur de guerre sans coeur. Comment peut-il pérorer qu’il est dans l’allégresse pendant que des cadavres tués par par ses services jonchent les rues ou flottent dans des cours d’eau? Si ces morts innocents ne lui empêchent pas de dormir, ca soulève le coeur.

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  2. Le monde observe,la communauté internationale est aujourd’hui convaincu que u Burundi butwarwa n’umusazi. Et voir qu‘il y a encore des gens qui ont derrière lui, Ça dépasse l’imagination. Le monde va pouvoir enfin réaliser ce que le peuple burundais a enduré pendant 10 ans.

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  3. Yoooooo!
    Hari ico mutazi! Burya ivyo mumwipfuriza ntibica bimushikako. Kandi, mbona umenga mwiyumvira buhoro. Abasirikare batangaje ko batembagaje ubutegetsi bwiwe baramaramaye baje babona ari muri palais, yasubiye mu biro gukora ubu amezi indwi ararangiye mumwipfuriza ikibi. Ntababesha, ivyo mumwipfuriza ntibizomushikako kuko atari ibibi mumwomekako nta kibi yakoze. Irya Mana yamutabaye abansi biwe batangaje ko batembagaje ubutegetsi bwiwe, niyo igiye kumutabara imukingire ivyo muri kumwipfuriza Kandi mugiye kubibona vuba kuva umwaka wa 2016. Nimba rero mutipfuza guhahamuka bitewe nuko ivyo mumwipfuriza bitamushitseko, reka kumwipfuriza inabi ahubwo mumwipfurize ineza hanyuma ni yakora nabi, Imana iganza isi izomwikuriraho ata n’uwiriwe aramurwanya.

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  4. Avyimvya iyo nkavyi ngo ni igikiriza ntikigiye guturika! Ngo intabarirwa yabwiwe nijisho gutukura. Ngo kandi ngwagasozi karamarere kahiye abagabo babona. Erega, je viens de remarquer igituma avyimba. Arazi yuko atacó acera….. Yemere areke kwemera.aradadwa tu larga gatunuza bakadunuze bakadunujije.izombwebwe.nibanyarutse mujeri ituve mimado. Tuja tugira ikirungurira.ahatagirira umutwe nubwenge, ntiyoraba umuganwa DOMISIYANO UMUHUTU WUMUSHINGANTAHE ukuntu yiraramiye atamutima usimba. Inijuju birama kweri

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  5. L’idiotie est sa vraie nature humaine. Loin d’être démocrate ce crétin Nkurumbi n’a rien d’humanisme dans son sang, absolument rien. Quand on est méchant et idiot on devient fou, fou à ligoter. Quand il se regarde dans le miroir, il ne voit que ses muscles et se croit invulnérable. Quand il prête oreille aux marabouts nigérien, tanzanien et congolais, il se croit invulnérable. Alors peuple burundais, levons-nous comme un seul homme et ligotons ce fou qui nous gouverne. Il y aura des casses certes mais hélas on n’a pas tellement beaucoup de choix. Un conseil à cette bande d’idiots qui veut le protéger: Sauvez-vous tant qu’il est temps car ses jours sont comptés. Ntawuherekeza ubwira!

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