Qui va financer le budget de l’Etat burundais en 2016 ?

https://i2.wp.com/www.isanganiro.org/IMG/arton10600.jpgPour la première fois, le pays doit compter essentiellement sur les ressources intérieures, qui sont estimées à plus 745,2 milliard, soit 59% du budget. La fiscalité à elle seule représente 1/2 du budget. Ce budget dit d’austérité est amputé de près d’un peu plus de 280 milliards par rapport à l’exercice 2015. Les dons provenant de l’extérieur représentent 374 milliards ; soit presque 30%. Ces dons proviendront essentiellement de la Banque Africaine de Développement (BAD). Il semble que l’Union européenne a déjà suspendu ses aides, qui étaient estimées à 432 millions d’Euros entre 2014 et 2020.

Le budget général de l’Etat exercice 2016 enregistre des innovations dont celles des collectivités appelées communes qui devront fournir 41,6 milliards de recettes. Ce qui paraît extrêmement difficile, du fait que pour générer cette contribution, elles sont censées avoir reçu de l’Etat près de 61 milliards, une capitalisation qui ne se fera que graduellement sur l’année, et qui ne saurait produire de recettes avant 2017. Même s’il y avait un fond immédiatement fonctionnel, on ne peut investir 61 milliards pour faire en une année des recettes fiscales de 41 milliards.

Le plus grand partenaire extérieur sera la Banque Africaine de Développement, avec un apport de 204,5 milliards (54.5% des dons). Il s’occupera presque exclusivement du développement des infrastructures routières. Plus de la moitié de ses interventions financeront la route Nyamitanga-Ruhwa-Ntendezi ; le reste va payer les travaux des routes Mugina -Mabanda-Nyanza-Lac ; Makebuko-Ruyigi ; Nyakararo-Mwaro-Kibumbu ainsi que la phase II de la route Gitega-Ngozi.

Le second partenaire du financement extérieur est le duo Association Internationale de Développement (IDA) -Banque Mondiale. Avec 108,5milliards de francs burundais, elles s’occuperont d’une cinquantaine de projets liés presque tous à la sécurité alimentaire.

Le troisième partenaire extérieur de l’Etat burundais sera le Royaume de Belgique qui, avec ses 53,6 milliards apporte 12.3% du total des dons. Elle intervient dans 14 projets liés à l’agriculture, la santé et l’éducation, notamment à travers les 12 milliards du Fonds Commun de l’Education qu’elle cofinance avec la Norvège, l’AFD/GPE.

Il est remarquable que les pays traditionnellement bailleurs importants, soit disparaissent de cette route 2016, soit leur présence est presque symbolique. C’est le cas de l’Allemagne, des Pays -Bas et de l’Union Européenne qui donnent ensemble juste 1.5 milliard de francs pour les fertilisants. L’Union Européenne à elle seule était censée apporter près de 70 millions d’Euros, soit à peu près 120 milliards. Ce qui signifie que l’Union a déjà suspendu ses aides (estimées à 432 millions d’Euros entre 2014 et 2020).

Isanganiro , samedi 9 janvier 2016  à 20 : 05 : 46

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