Comment les Nations-Unies aident le despote Pierre Nkurunziza à déstabiliser l’EAC ?

22787380687_8458336778_zDans un document « confidentiel, » les Nations-Unies viennent de reconnaitre qu’elles ne sont pas en mesure de contenir les massacres à grande échelle au Burundi, si cette crise venait de perdurer ! Mais pourquoi cette triste réalité ? C’est quoi au fait les Nations-Unies ? Qui va sauver le Burundi ?

Comme je l’avais écrit dans l’un de mes derniers articles, le despote Pierre Nkurunziza prépare son 3e mandat illégal, illégitime et terroriste, depuis le 7 février 2007. A cette date, le Cndd-Fdd avait organisé un congrès extraordinaire à Ngozi. Avec comme objectif primordial de limoger à la tête de ce parti, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu. Avant de radier de la liste de membres de la chambre basse du parlement, 22 élus du peuple, considérés à tort ou à raison, comme étant les proches de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu. Ce congrès était convoqué et organisé en toute illégalité, par le ministre de l’Intérieur, le Général-Major Evariste Ndayishimiye. Depuis lors, le despote Pierre Nkurunziza s’organise pour éliminer systématiquement tous les autres obstacles, susceptibles de l’empecher de devenir le « Roi du Burundi. » Il a, en effet, déjà compris comment le monde fonctionne. Les forces et les faiblesses des uns et des autres.

Si sur le plan domestique, la corruption, la prison, l’assassinat politique et l’exil forcé sont les armes utilisées pour anéantir les frondeurs du Cndd-Fdd, l’opposition politique et la société civile, au niveau international, le despote Pierre Nkurunziza procède par une autre manière. Il donne l’impression d’écouter tout le monde et d’accepter leurs conseils. Aussitôt les audiences terminées, il jette toutes ces doléances dans les poubelles de son bureau. Sa stratégie consiste à jouer le chrono. Entretemps, il continue l’exécution de son programme dans une cohérence extraordinaire, au grand jour. Pour maquiller toutes ces atrocités que ses ripoux consomment quotidiennement, en toute impunité, il n’hésite pas à déclarer dans ses discours que le Burundi contribue énormément dans les troupes de maintien de la paix, en Somalie, en Centrafrique, à Haïti, … Son seul fonds de commerce sur le plan diplomatique.

22 ans après le Rwanda, les Nations-Unies réécrivent leur copie au Burundi

Il s’agit ainsi, d’une sorte d’anesthésie contre cette funeste communauté internationale, en vue d’obtenir sa passivité vis-à-vis de ce 3e mandat au Burundi. En fait, les intérêts des puissances occidentales, en Somalie par exemple, sont plus importants que les leurs au Burundi. Or, ce sont les militaires burundais qui paient la plus grande facture salée au sein de l’Amisom, depuis 2007, en effectif de militaires tués, blessés ou disparus, derrière l’Ouganda ! C’est même paradoxale de contribuer à « ramener » cette paix impossible en Somalie, alors que des burundais meurent chaque jour dans leur pays, y compris les proches de ces militaires en missions à Mogadiscio (Somalie)!

Pis encore, le Burundi n’a aucun intérêt économique ou géostratégique d’intervenir en Somalie. Un enfer où aucun pays occidental ne veut plus y envoyer ses troupes, depuis la débâcle de l’opération américaine « To Restore Hope, » en 1994. C’est par l’Amisom que le despote Pierre Nkurunziza devient ainsi, le plus grand et très efficace allié de l’Union Européenne en Somalie, le principal bailleur de fonds de l’Amisom ! Et par coup, de l’ONU. La participation du Burundi à l’Amisom éclipse alors les atrocités du 3e mandat au Burundi !

En contrepartie, le despote Pierre Nkurunziza encaisse chaque mois des milliards de Fbu, dans des conditions opaques, liées au contingent burundais de l’Amisom! Ce sont ces sommes permettant au 3e mandat de détruire efficacement la Force de Défense Nationale. Jusqu’à en faire aujourd’hui, une force agonisante, remplacée ipso facto par des milices rwando-congolo-burundaises. Ces dernières sont engagées à commettre toutes les atrocités inouïes, en vue de défendre corps et âme, ce 3e mandat illégal, illégitime et terroriste du despote Pierre Nkurunziza. Avec un budget constitué à partir de l’Amisom ! Les Nations-Unies n’ont rien fait pour sauver le Rwanda en 1994. En dépit de toutes les informations à sa disposition, sur l’imminence d’un génocide, alors en gestation. Visiblement, elles réécrivent la même copie au Burundi, 22 ans après ! Pourtant, Elles connaissent très bien, l’impact destructeur de ce 3e mandat sur la paix et le développement du Burundi. Ainsi que sur la survie des minorités politico-ethniques de ce pays! Une copie conforme du Rwanda de 1994.

Un confrère journaliste américain, mentionnait dans un grand hebdomadaire de son pays que la tendance au début du 21e siècle, fera que les pays africains seront progressivement dépourvus de leurs Forces de Défense Nationale. Selon toujours ce géant de la plume, la sécurité en Afrique sera l’œuvre des grandes sociétés privées de gardiennage, composées essentiellement par des anciens militaires, ayant appartenus aux missions de maintien de la paix, à l’image de l’Amisom. A en croire son papier, ces sociétés seraient dirigé par des anciens militaires occidentaux (américains, anglais, français, …), jadis instructeurs dans ces missions onusiennes. Le Burundi serait-il aujourd’hui en passe d’être le pionnier africain de cette amère expérience, au parfum néo-colonial?

Des mensonges grotesques, cousus en fil blanc

Quoi qu’il en soit, au même titre que les burundais vivants aujourd’hui avec la hantise d’une mort brutale et inopinée, à chaque bout de champ et de rue, les Nations-Unies se font également abuser ridiculement par le despote Pierre Nkurunziza et ses acolytes. A moins que ce dictateur sanguinaire ne joue, effectivement, un double jeu, en faveur de Ban Ki-Moon et ses mandataires. En effet, ces dernières années, on a assisté à des interventions militaires occidentales en Afrique et en Asie. Elles ne visaient que la chute de certains dirigeants, plus forts et mieux organisés que le despote Pierre Nkurunziza. L’Histoire prouve que les prétextes choisis pour justifier ces destructions, notamment en Irak et en Libye, ne tiennent pas débout ! Ce ne sont que des tissus des mensonges grotesques, cousus en fil blanc !

Chaque fois, il s’est conclu que c’était une manière à peine voilée de contrôler les grandes réserves pétrolières mondiales et leurs voies d’écoulement (Saddam Hussein). Si ce n’était pour se débarrasser d’un Grand dirigeant africain, en passe de déclencher un processus d’Indépendance économique de son continent. Notamment, en mettant en place une autre solution monétaire africaine, diamétralement opposée à la primauté du dollar dans les transactions financières internationales. Sans oublier, la domination et l’ingérence des Institutions de Bretton Woods dans la confection et la gestion des économies africaines (Mouammar Kadhafi). Les Nations-Unies ont sacrifié un million de tutsi rwandais pour que des lobbies américains et anglais installent un pouvoir de leur choix à Kigali (Rwanda). Ces lobbies ont par la suite utilisé le Rwanda et l’Ouganda pour chasser le Maréchal Mobutu au pouvoir, en mai 1997.

Le Burundi, l’échec le plus cuisant de l’EAC depuis sa création

Tout cela pour permettre un pillage systématique du sous-sol de la RDC. Une chose que le Président Mobutu ne pouvait pas tolérer de son vivant. Plus grave encore, des millions de morts enregistrés impunément dans ce sous-continent, depuis pratiquement 1994 à nos jours. La grande question de l’heure que tout observateur avisé pourrait se poser en toute légitimité : le Burundi n’est-il pas aujourd’hui en voie de devenir un tremplin pour déstabiliser dans les mêmes proportions, le Rwanda et la Tanzanie, sous couvert des Nations-Unies, comme c’est fut le cas hier, avec l’ex Zaïre de Mobutu, par la main ougando-rwandaise ? Ceci, après avoir anéanti tout ce qui pourrait contribué à lutter contre ce 3e mandat illégal, illégitime et terroriste du despote Pierre Nkurunziza.

En effet, le Rwanda s’est fixé un noble objectif très progressiste de devenir un pays donateur, à l’échéance de 2020. Un pari qui selon plusieurs analystes serait sur le point de devenir une réalité, avant même cette date butoir ! C’est qui est également terrifiant pour les occidentaux, le Président Paul Kagame, dans un élan révolutionnaire et indépendantiste, se rapproche davantage de son peuple. Pendant ce temps, il se retrouve hors du contrôle de ses anciens parrains, américains et anglais ! C’est qui fait de lui, une menace très sérieuse contre les intérêts occidentaux, en Afrique des Grands-Lacs. Si le Rwanda devient effectivement le « Singapour africain, » il n’y a aucun doute qu’on assistera à un « effet domino » sur ses voisins immédiats.

Aussi, la Tanzanie constitue aujourd’hui un modèle de stabilité en Afrique Centrale et de l’Est. Avec sa position stratégique qui en fait une porte sécurisée sur l’Asie et la « Corne d’Afrique, » elle glisse sérieusement vers le giron chinois. A titre d’exemple, dix écoles primaires tanzaniennes décident aujourd’hui d’apprendre à leurs poulains, le chinois, la langue la plus parlée au monde ! C’est qui est inacceptable pour l’Oncle Sam. Compte tenu des richesses tanzaniennes, aussi minières que touristiques, doublées de sa position géostratégique sur la carte du monde ! Tout indique que dans les prochaines années, en tout cas à court terme, tous les pays émergeants de l’EAC, le Rwanda, la Tanzanie et le Kenya, pourraient facilement basculer vers les BRICS. Tournant ainsi le dos, à l’ONU et aux Institutions de Brettons Woods, le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale !

En tout cas, avec tous ces malheurs qu’endurent les burundais sous l’ère du despote Pierre Nkurunziza, avec un accent particulier lié à ce 3e mandat illégal, illégitime et terroriste de ce dictateur sanguinaire, il est grand temps que l’EAC revisite ses positions sur le Burundi. La situation actuelle burundaise, constitue son échec le plus cuisant, depuis sa création en novembre 1999. C’est pourquoi, elle doit tout faire pour respecter le contenu du Traité portant sa création et entré en vigueur en juillet 2000, par la ratification de ses trois premiers membres, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya. Avant l’arrivée du Burundi et du Rwanda, en juillet 2007. Rien n’explique pourquoi les troupes de ces pays ne sont pas encore intervenues au Burundi ! C’est un comportement cynique et complice avec le despote Pierre Nkurunziza. Constituant également, un crachat contre les textes fondamentaux de cette grande organisation sous-régionale !

Le Rwanda et la Tanzanie dans le viseur du despote Pierre Nkurunziza

En tout cas, rien ne viendra des Nations-Unies, de l’Union Européenne, encore moins de l’Union Africaine, pour sauver le Burundi de ce 3e mandat de tous les malheurs. Ces organisations profitent du despote Pierre Nkurunziza pour faire semblant de lutter contre Al Shabaab en Somalie. De l’autre côté de la médaille, ils sacrifient dix millions de burundais, abandonnés à eux-mêmes par la chimérique communauté internationale. Et d’une pierre deux coups, ce fantôme déstabilise toute cette partie africaine, à partir du Burundi. Motif ? Il s’agit d’une région comptant beaucoup de pays émergeants, dont la Tanzanie, le Kenya et le Rwanda. Une déstabilisation qui devrait continuer pendant longtemps encore, tout en continuant à se servir dans la plus grande réserve mondiale à ciel ouvert, la RDC ! Une manière de retarder, dans le temps et dans l’espace, l’Indépendance économique africaine !

Donc, sans rien attendre de cette communauté internationale qui n’est qu’une fiction du langage diplomatique pour tromper l’opinion africaine, alors qu’il ne s’agit, ni plus ni moins, que des intérêts géostratégiques des trois grandes puissances occidentales du Conseil de Sécurité de l’Onu, les Etats-Unis d’Amérique, l’Angleterre et la France, l’EAC devrait envoyer ses troupes au Burundi. Car, le prochain épisode de cette tragédie burundaise va se jouer probablement au Rwanda ou en Tanzanie. Avec des ramifications en Ouganda et au Kenya. Naturellement, le principal acteur et metteur en scène de ce processus macabre, reste le terrible Pierre Nkurunziza, l’homme de toutes les compromissions rocambolesques et mafieuses !

Un jour de plus qu’il passe à la présidence du Burundi, c’est un jour de perdu pour tous les burundais. Et une menace montante contre l’EAC toute entière. A bon entendeur salut !

« La Patrie ou la Mort, nous vaincrons. Malheurs à ceux qui bâillonnent le peuple !

Thierry Ndayishimiye

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4 réflexions sur “Comment les Nations-Unies aident le despote Pierre Nkurunziza à déstabiliser l’EAC ?

  1. @ Thierry Ndayishimiye,

    Tout ce que tu as fait dans ton article n’ est qu’une « divagation purement polititque », une sorte de meli-melo d’ idees tantot contradictoires avec de « sous-entendues » idees panafricanistes. De par ce constat , tu ne fais qu’ emboiter le pas de ces actuels « presidents » africains qui, lorsqu’ ils veulent se maintenir a leur pouvoir dictatorial ne font que se faire montrer comme plus « panafricanistes » que nos heros africains comme Leopold S. Senghor, Kwame Nkrumah , Houphouet Boigny, Mwalimu J Nyerere, etc… alors que dans les faits, ils ne ne valent que rien du tout. J ete repete que en te faisant un grand amateur et « lecheur » de souliers de Paul Kagame, tu t’ es montre comme tu es. Ainsi :

    1. Comment oses-tu dire que Paul Kagame est devenu le sauveur du Rwanda ( situation de 1994!) sans l’ aide de tous ces « puissants » membres (USA, England, EU, etc…. ) de la Communaute Internationale que tu es entrain de critiquer. Sans le soutien financier et logistique, Kagame et son APR n’ auraient pas pu, jamais et au grand jamais, prendre le pouvoir a Kigali !!!!!

    2. Critiquer l’ ONU, l’ EU et cette soi-disante Communaute internationale tout en interpellant l’ EAC d’ envoyer cette « MAPROBU » et ce sans l’ aval meme de l’ ONU, UE, UA, etc… n’ est qu’ une PURE UTOPIE qui ne pourra jamais voir le jour, car l’ EAC n’ est RIEN au vu de cette Communaute Internationale que tu nargues , car l’ EAC ne peut et ne pourra jamais fonctionner car elle N’ A RIEN, donc c’est UN MENDIANT comme tant d’ autres que tu vois sur la route : sans l’ ARGENT de l’ ONU, US, EU, ENGLAND, FRANCE et GERMANY, l’ EAC n’ est qu’ un chien qui ne peut meme pas mordre.

    L’ EAC n’ existe que de nom, car elle est MORTE depuis le jour ou Paul Kagame a jure dd’ assassiner son homologue Tanzanien , ex- president Jakaya KIKWETE !!!!!!! Et actuellement NKURUNZIZA ne fait que payer les « pots casses » , donc un bouc emissaire !!!!

    3. Le meme Kagame et son Rwanda que tu rends hommage comme un pays emargeant de l’EAC n’ est qu’ un « robot » pre-fabrique et qui reste un outil de son createur, les USA et England. Et tu sais bien toi- meme ce qu’ il advient a une creature qui critique ou veut se detacher de son Createur !!! Sur ce, souviens-toi de ce qui est advenu aux sieurs MOBUTU, CHARLES TAYLOR, JONAS SAVIMBI, SADDAM HUSSEIN et l’ ex-chef d’ AL Queda !!!

    Voila, Monsieur NDAYISHIMIYE, ma maigre contribution qui puisse t’ eclairer dans ton entendement de la situation qui prevaut au Burundi !!!!

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    • C’est vraiment une analyse bien pensée. J’ai été toujours révolté par des politiciens burundais qui évoquent la communauté internationales. De grâce, de quelle communauté dont parlez-vous? De la France qui a tué Mouhamuar Kadhafi? Des Etats -unis qui ont envahi l’Irak, De ala Russie qui combat du côté de Assad en Syrie? les seuls cinq politiciens burundais qui n’ont jamais mentionné cette fantome communauté sont Isidore Rufyikirii (Avocat) de Morena, Innocent Muhozi,……
      Ils ont compris l’adage kirundi: Akimuhana kaza imvura ihise. iyo binaniye aabarundi bataka amakungu. Pendant le genocide au Rwanda en 1994 cette communauté était là.Arrêtez de regarder au -dela des frontières . LeRwanda s’est délivré lui-même sans compter sur la communauté internatioale, si réellement elle existe. Vous faites pitié vous burundais. Pourtant le Rwanda devrait nous servir d’exemple pour son pâtriotisme. Au lieu de s’attaquer à l’ennemi commun, voilà on se retourne contre nous comme viennent de le faire le Pacifique Nininahazwe et Bob Rugurika contre cette respectable et jolie femme Domitile Kiramvu, cette fidèle , patriotique, honnête, vertueuse, brave, courageuse, amie du peuple burundais et bien-aimée des victimes . de la répréssion policière.SI Kiramvu était encore dans les vingtaines ou vingt cinq ans, et s’il éatit militaire, les malheurs que connaissent la jeunesse burundaise n’arriveraient pas jusque là. Car elle ne trahirait pas le peuple à cause des miettes de dollars en Somalie ou en Centre afrique comme les font les militaires burundais.
      meme les rebellions sur papier ne cdessent de tourner le couteau dans les plaies des burundais en multipliant des déclarations inutiles alors que réellement le FPR Rwandais a fait la déclaration quand ila pris Kigali. Warabonye rebellion ija ku reseaux sociaux itarafata n’umusozi numwe w’iburundi? farce

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