SOS-Torture Burundi constate que les graves violations des droits de l’homme persistent

https://i1.wp.com/www.rpa.bi/media/k2/items/cache/788d4790740036c255a4f0d77de6b3d2_XL.jpgSOS-Torture Burundi, une organisation qui regroupe les défenseurs des droits de l’homme burundais, est née pour dénoncer les violations commises par le pouvoir de Bujumbura à l’endroit des personnes opposées ou non au troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza. L’objectif étant de mettre un terme aux exactions commises en mettant à jour leurs auteurs.

Chaque semaine, SOS-Torture Burundi sort un rapport qui montre noir sur blanc comment les forces de sécurité continuent à violer les droits de l’homme. Dans leur dernier rapport publié le 15 janvier 2016, SOS-Torture Burundi dit que la semaine dernière, des assassinats, des enlèvements, des disparitions forcées et arrestations arbitraires ont été commis par les forces de l’ordre dont la plupart sont identifiables. Certaines attaques armées qui emportent des civils sont également attribuables à des groupes armés non identifiés qui ne revendiquent pas toujours leurs attaques.

Maitre Armel Niyongere, Coordinateur de SOS-Torture Burundi indique que ce dernier rapport met un accent sur le cas d’Egide Nkunzimana de la zone Ngagara actuellement en exil : « les policiers et militaires ont fait une fouille perquisition dans la maison d’Egide, et par la suite il a été emmené. C’est en cours de route que ces forces de sécurité lui ont injecté un produit dans le bras gauche avec une aiguille » témoigne le Coordinateur de SOS-Torture Burundi qui ajoute que « au moment de la fouille, Egide a reconnu les fameux Darius Ikurakure, commandant du camp Génie de combat de Muzinda et Désiré Uwamahoro, commandant de la Brigade anti émeutes ».

Ce 5ème rapport revient aussi sur l’assassinat d’un jeune homme à Nyakabiga dans la nuit du 10 janvier 2016. Le cameraman Alfred Baramburiye a été arrêté par la Police alors qu’il rentrait après avoir filmé une cérémonie de mariage. « Il a été tabassé et accusé d’avoir lancé des grenades sur des policiers. Son corps a été retrouvé le lendemain criblé de balles » précise Me Niyongere.

L’organisation SOS-Torture Burundi salue le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU qui fait état de plus d’une centaine de personnes sauvagement tuées en date du 11 au 12 décembre 2015 et jetée dans des fosses communes. Les déclarations de l’ONU viennent ainsi confirmer les rapports déjà établis par certaines organisations mais aussi des médias locaux sur ces massacres imputées aux forces de sécurité de l’Etat.

Maitre Armel Niyongere dit que l’organisation SOS-Torture Burundi compte saisir les tribunaux internationaux contre les gens accusés de crimes graves et en appelle à toutes les couches de la société « de ne plus croiser les bras face à ces assassinats et violations des droits de l’homme, mais plutôt de se lever comme un seul homme pour dénoncer ces barbaries faites contre les citoyens dont le seul tort est de s’être opposé au troisième mandat du Président NKurunziza ». Ainsi, SOS-Torture Burundi a créé un blog dans l’objectif de répertorier les violations des droits de l’homme où tout témoin de telles exactions est appelé à informer.

lundi, 18 janvier 2016 21:22, http://www.rpa.bi/

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