Un comité de soutien au FOREBU demande de ne pas céder aux propos tendancieux et au babillage

NE CÉDONS PAS AUX PROPOS TENDANCIEUX ET AU BABILLAGE

logo FOREBUDes membres des forces de défense et de sécurité burundaises qui avaient fait défection se sont réunis vers la fin de l’année 2015 pour créer un mouvement armé dénommé les Forces Républicaines du Burundi, FOREBU en sigle. Ce mouvement a l’objectif ultime de mettre un terme au pouvoir dictatorial de Pierre NKURUNZIZA et de sauver en même temps le peuple burundais des crimes crapuleux dont il est victime depuis l’annonce de la candidature de ce dernier au 3ème mandat présidentiel d’une part, et du génocide qui se profile à l’horizon, d’autre part.

Depuis sa création à ce jour, les FOREBU ont déjà enregistré des exploits inestimables en évitant autant que faire se peut des victimes collatérales ; ils méritent l’admiration de tout un chacun. Néanmoins, nous venons d’apprendre avec amertume à travers les réseaux sociaux la teneur d’un communiqué faisant état de la structure organisationnelle des FOREBU qui vient heureusement d’être contredite par certains et rejetée par d’autres.

Amateurisme ou manque de vision politique et de stratégie militaire ?

Signalons à titre de rappel que le Mouvement FOREBU rassemble une bonne partie de groupes armés burundais et des membres des FDN. Et pour pouvoir réaliser aisément la noble mission qu’il s’est assignée, ce mouvement a décidé de privilégier une coordination qui consolide l’unité de commandement de cette nouvelle institution et qui assure en même temps la discipline dans ses rangs.

Malheureusement, voilà qu’un groupe insignifiant de cadres militaires qui avait pourtant échoué dans le putsch du 13 mai 2015 à cause notamment du manque de coordination et de préparation adéquates, du manque de vision et de stratégie adaptés au contexte socio-politique du moment au pays et dans la sous-région, voudrait rééditer cette bévue, oubliant qu’il est en partie responsable du sang qui, aujourd’hui, coule à flot au Burundi.

Comment pourrait-on oublier ou faire confiance à ce groupe de cadres militaires qui avait essuyé un échec complet lors du putsch du 13 mai 2015 en refusant d’associer la jeunesse burundaise dans cette opération dont l’aboutissement était hypothétique ? Malgré ce fiasco, le même groupe voudrait, cette fois-ci, s’aventurer dans l’orientation de la politique militaire des FOREBU afin d’être les seuls à pouvoir donner des ordres d’engagement de ce Mouvement armé (FOREBU) dans cette guerre de libération contre NKURUNZIZA ou à prendre de grandes décisions et orientations générales dans ce domaine précis !

Comment pourrait-on ignorer que le putsch du 13 mai 2015 a échoué à cause du laxisme et de la négligence de ses commanditaires pendant toute la période préparatoire du Coup d’Etat?

Comment pourrait-on prétendre gagner une telle bataille quand le Commanditaire principal se targuait à cor et à cri dans les chancelleries occidentales d’être le Président du consensus avant même le putsch?

Comment pourrait-on oublier facilement qu’au lieu de lire sa déclaration à la Radio-Télévision Nationale du Burundi, le Commanditaire principal du putsch avait préféré s’adresser à la Nation à travers une station de radio privée ? Et sans tarder, presque toutes les stations de radios et télévision indépendantes ont été vandalisées et brûlées tandis que lui, les siens et ses coéquipiers se la coulent douce dans les capitales européennes.

Comment pourrait-on réussir à chasser Pierre NKURUNZIZA du fauteuil présidentiel usurpé lorsqu’on ignore tout ce qui se passe sur terrain, notamment les besoins urgents et prioritaires des FOREBU ?

L’heure n’est plus à la précipitation ou à l’improvisation

Les responsables politiques et militaires doivent consentir plus d’efforts pour lire et comprendre les signaux des temps. Au lieu de s’adonner à longueur des journées à des chicaneries et des querelles byzantines dans le but de s’approprier le leadership des FOREBU ou se positionner par rapport au dialogue de paix, ils devraient plutôt mieux s’organiser pour annihiler le dernier souffle de NKURUNZIZA, en défiant notamment la diplomatie burundaise qui, mine de rien, affiche manifestement une efficacité relative par rapport au passé en dépit de l’intransigeance, de la maladresse, de la brutalité et de l’arrogance de NKURUNZIZA et de ses acolytes vis-à-vis de la Communauté Internationale. En témoigne son refus devant la mission du Conseil de Sécurité des Nations Unies à Gitega (le 22/01/2016) de dialoguer avec l’Opposition et d’accepter le déploiement d’une force africaine au Burundi.

En conclusion, nous voudrions rappeler aux uns et aux autres ce qui suit :

L’heure n’est plus à la précipitation encore moins à l’improvisation.

L’heure est plutôt à la prévention, la prévision et la gestion des conflits cycliques qui secouent le Burundi dès le lendemain de l’indépendance et des conséquences qui s’en suivent.

Enfin, nous osons espérer que ceux qui ont préparé et publié ce communiqué vont se ressaisir et rejoindre leurs camarades de lutte qui sont sur terrain en vue de conjuguer leurs efforts de mettre fin au pouvoir tyrannique de NKURUNZIZA et surtout au génocide dont les prémices sont manifestement évidentes.

Pour le Comité de soutien au Mouvement FOREBU

Mathieu NDIKURIYO

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