Une année déjà, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu est libre !

El Hadj Hussein RadjabuPrison Break. La Grande évasion. C’est un feuilleton télévisé américain qui a connu un succès énorme dans le monde entier. Au Burundi, particulièrement à Bujumbura, il se loue toujours en bonne position dans les vidéothèques de la place. Prison Break, c’est aussi Michael Scofield, un ingénieur surdoué, convaincu de l’innocence de son frère, Lincoln Burrows, accusé à tort d’avoir tué le frère de la vice-présidente des USA. Dans ce grand succès cinématographique de ces dernières années, Lincoln Burrows est incarcéré dans le pénitencier d’Etat de Fox River, en attendant son heure d’exécution ! Michael Scofield fait tout pour obtenir l’évasion de son frère, Lincoln Burrows. Un coup réussi ! Prison Break, c’est bien entendu une fiction cinématographique. Signalons que les principaux acteurs de ce film se sont permis un petit séjour au Club du lac Tanganyika, dans la grande discrétion, après un bref tournage dans la sous-région, en RDC !

Prison Break, cette fois-ci en live et en toute réalité, c’est la sortie triomphale de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu de la Prison Centrale de Bujumbura (Mpimba), dans la nuit du 1er mars 2015. Dans la peau de Lincoln Burrows, cette figure emblématique du Cndd-Fdd va trouver ses Michael Scofield. Vite, il parviendra à sortir de ce bagne où il était cantonné depuis le 27 avril 2007. Parfois dans des conditions insupportables pour un être humain. Surtout innocent, victime d’une conspiration politicienne, cousue en fil blanc par ses anciens compagnons de lutte, sous la houlette du Président Pierre Nkurunziza, alors légal et constitutionnel. Ce dernier cherchait à se débarrasser de tous les obstacles susceptibles de l’empêcher de se tailler un mandat à vie, de s’autoproclamer nouveau « Roi du Burundi ! »

La fête et la prière au Gondwana city

Mais la sagesse populaire africaine nous enseigne que « quelle que soit la longueur de la journée, le soleil finit par se coucher. » Aussi, « la nuit la plus longue finit toujours par un matin. Le chemin le plus long débouche toujours à un village ou un port, » disait l’Ambassadeur Mamadou Bah, ancien représentant résident de l’Union Africaine au Burundi. Ainsi, ce 1er mars 2015, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu a quitté le sinistre bagne de Mpimba par la grande porte, sous les lumières des projecteurs de la prison, renforcés par la lune ! Avec sa démarche rassurante et son sang-froid hors normes, dans sa sortie historique, il était en compagnie des policiers chargés de le surveiller en prison et par certains de ses codétenus dans le même dossier, à l’image de l’ancien sélectionneur national, Baudouin « Ndindi » Ribakare et Emmanuel Ndereyimana, cadre de l’UPD-Zigamibanga.

Dans plusieurs coins de la planète où l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu compte des milliers d’amis, de proches parents et de sympathisants politiques, ce 1er mars 2016 ne va pas passer inaperçu ! Des séances spéciales de prière pour remercier le Tout-Puissant pour cette libération obtenue en toute sérénité, sont organisées dans certaines mosquées du Burundi, du Rwanda, de la RDC, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Kenya, de la Zambie, d’Afrique du Sud, … En Belgique, en France, en Hollande, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie, … c’est le même son de cloche. Pendant ce temps, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu sera entouré par certains de ses proches, quelque part au Gondwana City. Une occasion pour discuter probablement de l’après Nkurunziza qui doit absolument arriver très bientôt au Burundi.

Qui emprisonnait qui ?

Quoi qu’il en soit, l’arrestation, l’emprisonnement et la condamnation abusive et politique de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu à 13 ans de servitude pénale ont toujours été une épine dans le pied du régime Cndd-Fdd, depuis le vendredi 27 avril 2007. En effet, le despote Pierre Nkurunziza, ses « idiots utiles, » ses singes et ses perroquets croyaient que l’arrestation de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu allait provoquer son contre-offensive, une occasion en Or pour l’éliminer physiquement. Ou en cas de fuite de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, crier haro sur lui pour confirmer les charges qui pesaient injustement contre ce géniteur politique de Pierre Nkurunziza, atteinte à la sécurité de l’Etat et injure au chef de l’Etat. Toujours égal à lui-même, armé de son calme olympien, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu va se constituer prisonnier, sans aucune résistance de sa part, simplement pour protéger l’Institution présidentielle, son parti et toute la population burundaise. Ce qui constitua ainsi le premier échec notable de ses geôliers !

Au cours de son emprisonnement, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu va s’identifier comme le prisonnier le plus discipliné et paisible de Mpimba, en dépit des conditions de sa détention, pas toujours humaines ! Très vite, son influence et sa popularité au sein de la Prison Centrale de Bujumbura (Mpimba) feront boule de neige. Il sera très écouté et plus respecté par tous ses colocataires de « l’Université de Musaga. » Ce qui est frappant au cours de son emprisonnement abusif et politique, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu va renforcer ses réseaux d’informations, au Burundi et dans le reste du monde. Il sera toujours consulté par les grands de ce monde sur les questions du Cndd-Fdd, du régime Nkurunziza, du Burundi et de toute la sous-région. Mpimba sera devenu du 27 avril 2007 au 28 février 2015, un lieu de pèlerinage pour les délégations venues du monde entier. La grande question que l’on pourrait alors se poser, entre l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu et le despote Pierre Nkurunziza, qui emprisonnait qui ?

Quoi qu’il en soit, la Justice burundaise instrumentalisée par l’institution présidentielle et tout l’Exécutif burundais, eux-mêmes victimes de la « caporalisation » du pouvoir Cndd-Fdd, n’ont pas eu le courage de dire le droit dans le dossier de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu. Le seul opposant politique faisant toujours peur au despote Pierre Nkurunziza et son cirque de courtisans. Ceci, pour la simple raison que son dossier politico-judiciaire était vide de sens et de contenu! Heureusement que le 1er mars 2015 a eu lieu. Et il devrait arriver ! Comme disait le Président Mobutu Sese Seko, « un fruit ne tombe que quand il est mûr. Mais devant l’ouragan et la tempête de l’Histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand-même ! »

Presque huit ans d’incarcération à Mpimba pour des motifs purement politiques, pourquoi l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu reste très populaire, influent et fait toujours peur à ses adversaires politiques, y compris le despote Pierre Nkurunziza et les autres Institutions illégales, illégitimes et terroristes du 3e mandat ? Pourquoi une partie de la Société Civile burundaise et quelques acteurs politiques se réclamant pourtant de l’opposition, semblent le craindre quoi qu’ils le respectent visiblement ? Pourquoi à un certain moment de son emprisonnement, tous ces groupuscules se sont investis massivement dans l’obtention de sa mort politique, pour le classer définitivement dans les oubliettes de l’Histoire politique du Burundi, en cherchant notamment qu’on ne parle plus de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu dans les medias et autres contacts diplomatiques, quoi qu’ils ont tous applaudi sa libération ?

Le prestige ne peut aller sans mystère

La première réponse à cette fourchette d’interrogations tombe tout droit d’une réflexion du Général Charles de Gaulle : « Du fait de ses qualités exceptionnelles, un grand chef n’est pas un homme avec qui, il peut être facile de s’entendre en temps de paix. Ses subordonnés souffrent de sa rigueur, ses supérieurs sont irrités par son assurance, mais lorsque l’orage éclate, ses qualités sont reconnues, tout le monde s’en remet à lui et il accepte ses responsabilités suprêmes. Il agit mais ne justifie pas toujours son action, parce qu’il doit s’entourer d’un aura : le prestige ne peut aller sans mystère. » A ce point, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu reste une « Force Tranquille », un leader charismatique qui n’a pas encore dit son dernier mot sur la scène politique burundaise.

La seconde réponse, c’est une analyse faite par un Philosophe et Homme politique chinois, Sun-Tzu : « celui qui est destiné à devenir grand, est caractérisé par la patience. Il est forgé par les épreuves, ses racines se fortifient dans le secret. Le silence le construit et il apprend dans l’humilité, souvent même dans l’humiliation. Mais quand vient son temps, il sort, non pas comme un lionceau, mais comme un lion. » Un clin d’œil à ses détracteurs qui constatent aujourd’hui que l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu est inoxydable politiquement. Plus la crise s’intensifie, plus on croit l’avoir écrasé, plus il fait irruption et renait de ses cendres, tel le Sphinx ! Justement pour remettre les pendules à l’heure et renverser la vapeur. Probablement que le despote Pierre Nkurunziza en sait quelque chose sur ce sujet.

La troisième et dernière réponse nous arrive sous un rythme du Reggae, par la prophétie du King Bob Marley, reprenant les paroles de Jésus de Nazareth dans son tube magique « corner stone » : « la pierre que le constructeur avait rejeté, c’est celle qui est devenue la pierre principale. Celui qui tombera sur cette pierre-là se brisera la nuque. Et si cette pierre tombe sur quelqu’un, il sera écrasé. »

« Soyez fier de vous, agissez selon vos convictions »

Quoi qu’il en soit, avec le 1er mars 2015, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu aura prouvé, une fois de plus, que c’est un leader charismatique, un véritable stratège et fin politicien. Pour ceux qui l’observent à l’œuvre depuis bientôt trois décennies (Uprona – Palipehutu – Cndd-Fdd, Mpimba, exil, …), on pourrait caricaturer sa devise en une phrase : « soyez fier de vous, agissez selon vos convictions. » Aussi, il démontre qu’il faut avoir le coup d’œil, l’intuition et le génie créatif pour remporter la victoire. Et aujourd’hui encore, il ne livre pas le procédé permettant d’atteindre cette excellence. Dans la démarche politique de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu, la politique c’est comme l’agriculture. Ainsi, il faut cueillir le fruit quand il est mûr. Avant, il n’est pas mûr, après il n’est plus mûr, il est déjà pourri. En définitif, c’est le moment et l’intention qui comptent.

Une année après le 1er mars 2015 et après huit ans de détention abusive et politique, la vérité est que l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu est désormais amélioré, tant sur le plan politique qu’humain. Ceux qui l’ont emprisonné abusivement sur base des spéculations politiques, l’ont rendu un grand service, vis-à-vis de l’opinion nationale et internationale. Aujourd’hui, il a toute la force nécessaire et toutes les potentialités exigées pour nous déchirer cette page sombre de ce 3e mandat illégal, illégitime et terroriste. Reste à savoir quand et comment il va dribler les bourreaux de son peuple, en vue de sonner le glas de ce pouvoir inhumain et dégradant, ce vampire qui continue de sucer le sang des enfants, jour après jour ! Wait and see !

« La Patrie ou la Mort nous vaincrons. Malheurs à ceux qui baillonnent le peuple ! »

Thierry Ndayishimiye

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6 réflexions sur “Une année déjà, l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu est libre !

  1. Thierry egome urazi kwandika…wagerageje pe …turakeneye ko utubwira ivya falcon navyo na KADEGE yaboreje igufa …ugutoroka navyo, ntawuzi ko atari imicezo ya ndani…uwuramvye azobona

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  2. Imana ibahezagire mwese; iheze igarukire uburundi n’abarundi. Abapfukamye munda iki gihugu nibateshwe bate, bamenye ko ubuzima bw’umuntu ari katihabwa

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  3. Je me souviens Honarable El Haj Rajab.Gahanga wishwe n’iki ?Agahanga kaca karinumira.Mbega ubu hoho niho yorohewe?Sindavyibaza kuko ahari naho nyene arafunzwe.

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  4. le CNARED disparaît vient le tour de Radjabu. la seule chose sur laquelle il faut faire attention est celle de ne pas nous tuer nous le petit peuple, ndabasavye ntimusubire kudutamwo ama grenades please!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!. iyo ndungitse utwana kwishule simenya ngo turagaruka ou pas. kandi burya ndi mu bandi twese tugowe amwe. Imana rugira vyose ibakoreremwo.

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  5. Malheur à ceux qui baillonnent son peuple. Ukora ici a ukagisanga imbere, wakora ikibi naho, kikagukurikira.aho uzoja hose muragendana.nikuzimu murajana jusque dans To dernier demeur(l’enfer). Voilà pourquoi j’aime notre SEIGNEUR.,c’est bien pour toi de tuer, ne sachant pas que demain ton tour viendra. C’est pourquoi narinkwiye guhanura zina murundi wese, hutu tutsi ou twa,ko twokwigaya kuvyaha vyukwica twakoze haba mukuvuga, mukwiyumvira canke mukubikora. Mbega UHORAHO ntiyatwigishije gukundana nkuko yadukunze? None wa wamuhutu we, wiciriki uwo mututsi? Wamututsi we, wiciriki uwo muhutu?Erradiquons cette idéologie raciale pour que notre pays soit béni et prospère.

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